Emissions électromagnétiques de Radio Vatican : tout est aux normes, mais l’affaire n’est pas finie

Explications du P. Federico Lombardi dans une intervention à Radio Vatican

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ROME, vendredi 24 octobre 2003 (ZENIT.org) - La première audience de la nouvelle phase du procès intenté à Radio Vatican pour une pollution électromagnétique présumée, a eu lieu au tribunal de Rome jeudi 23 octobre.



Une nouvelle audience aura lieu le 9 décembre prochain.

La Radio de la Cité du Vatican est mise en cause pour une pollution électromagnétique présumée causée par le centre de transmission de Santa Maria di Galeria, à quelque 30 km au nord de la capitale italienne. Des associations de défense de l’environnement, des comités et des résidants se sont portés partie civile.

Dans une première phase, le tribunal avait déclaré, le 19 février 2002 ne pas devoir poursuivre les accusés pour défaut de compétence en raison des Traités du Latran, Radio Vatican étant un Etablissement de l’Eglise catholique.

Une sentence de la cour de cassation du 9 avril 2003 a rejeté une telle interprétation du traité et a renvoyé Radio Vatican devant le tribunal.

Or, le Centre de Santa Maria di Galeria existe et transmet depuis presque cinquante ans, sur la base d’un accord international entre l’Italie et le Saint-siège, approuvé par une loi du Parlement italien et ratifié par le président de la République en 1952, sur un site autour duquel se sont développés des centres habités seulement par la suite.

L’activité du centre est orientée à tout le monde catholique, stipule l’accord en question. Et elle s’est toujours exercée en accord avec les recommandations et les indication des organismes internationaux compétents dans le domaine de la protection de la santé de la population.

Or une nouvelle situation s’est installée en 1998 après l’adoption par l’Italie de nouvelles normes très restrictives par rapport par exemple aux normes européennes, respectées par Radio Vatican.

L’adoption de ces normes a fait l’objet d’un nouvel accord entre l’Italie et le Saint-Siège. La radio a alors accepté de se soumettre à ces nouvelles dispositions, avec une contribution financière de l’Italie pour pouvoir transférer vers un centre de transmission extérieur une partie des transmissions à laquelle la radio aurait dû sans cela renoncer pour réduire les émissions.

Donc, depuis septembre 2001, les contrôles effectués démontrent que les émissions du centre de Santa Maria di Galeria respectent pleinement les normes italiennes aussi. Il ne devrait donc plus subsister de motif fondé de contestation ou de préoccupation de la part des résidants.