Epiphanie : les Mages poussés à sortir d'eux-mêmes

Editorial du P. Federico Lombardi

Rome, (Zenit.org) Océane Le Gall | 1031 clics

« La foi ne va pas de soi. Si elle l’est c’est que ce n’est pas de la foi, souligne le P. Federico Lombardi, dans son éditorial pour Octava Dies, le bulletin hebdomadaire du Centre de télévision du Vatican (CTV).

"Comme pour les Mages", qui sont "animés par une dynamique qui les pousse à sortir d’eux-mêmes", la foi est "l’âme d’un pèlerinage et d’une recherche toujours nouvelle", déclare le directeur de la salle de presse du Saint-Siège, à l’occasion de la fête de l’Epiphanie, hier, 6 janvier.

Il décrit ces mages comme « des hommes habités par une certaine inquiétude intérieure ». Ce sont « des hommes animés par une dynamique qui les pousse à sortir d’eux-mêmes ; des philosophes, c’est-à-dire des amis de la sagesse qui, outre leur savoir scientifique, recherchent la compréhension du tout ; qui élèvent la raison à ses possibilités les plus hautes ; qui, dans le sillage de Socrate, s’interrogent au-delà de la religion officielle sur la vérité plus grande ; qui, dans les pas d’Abraham, se mettent en route à l’appel de Dieu ».

Toutes ces attitudes, précise le P. Lombardi,  sont celles décrites textuellement par le pape dans son dernier livre sur l’enfance de Jésus, en répondant à la question : « Quel genre d’hommes étaient les Mages ? ». Et Benoit XVI ajoute : « ils représentent la mise en route de l’humanité vers le Christ. Ils représentent l’attente intérieure de l’esprit humain, le mouvement des religions et de la raison humaine à la rencontre du Christ. »

En cette Année de la foi, « les Mages peuvent et doivent nous accompagner », dit le porte-parole du Saint-Siège. Car, rappelle-t-il, la foi n’est jamais un acquis. Une foi qui va de soi ce n’est pas de la foi ».

La foi, poursuit-il,  c’est « l’âme d’un pèlerinage et d’une recherche toujours inédite, à laquelle – comme pour les Mages – la création, les sciences, les traditions, les Ecritures, les efforts de la raison et de la vie, le dialogue avec celui que l’on rencontre sur son chemin, ne sont pas étrangers ».

La foi, insiste le P. Lombardi, «  c’est marcher avec espérance sur notre terre, dans les situations très concrètes de cette année 2013 qui commence ».  Les Mages sont récompensés par une rencontre surprenante, source d’une très grande joie, conclut-il, alors pourquoi ne pas l’espérer nous aussi? »