Espagne : L'accompagnement des familles en deuil

Comprendre la mort, c'est mieux l'accepter

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ROME, Mardi 23 novembre 2010 (ZENIT.org) - Plusieurs diocèses d'Espagne ont donné naissance à des groupes d'accompagnement chargés d'apporter aide et réconfort aux familles en deuil.

« Ces groupes sont une ressource que l'Eglise offre pour aider à panser les plaies, apportant soutien et compréhension après la mort, quand la famille est abattue, découragée mais surtout désorientée », a expliqué à ZENIT le coordinateur de la pastorale de la santé des diocèses de catalogne, le père Alfons Gea.

Ce service, assuré par une équipe de volontaires, permet d'entrer en contact avec la famille en deuil et de lui apporter : soit un simple soutien épisodique par téléphone, pour ceux qui ne tiennent pas à une présence physique ; soit une aide concrète pour les cas plus difficiles, en aidant les personnes en deuil à accepter la mort et à aller de l'avant dans la vie sans la personne qu'elles viennent de perdre.

Certains diocèses disposent aussi d'opuscules pour aider à comprendre la mort et à prier, avec des passages de l'Evangile, des prières, des textes sur la souffrance et sur la vie.

On trouve aussi parfois des volontaires catholiques qui participent à des services d'accompagnement qui ne sont pas de l'Eglise proprement dite, comme dans le cas du père Alfons Gea, chargé de l'assistance des personnes en deuil à la Ville de Terrassa.

La mort avec ou sans foi

A la lumière de son expérience, le père Gea constate que c'est l'espérance qui fait la grande différence entre un catholique et une personne non croyante au moment d'affronter la mort.

Ce n'est pas la même chose de regarder l'infini avec incertitude que de le faire avec espérance, a-t-il expliqué. Le parcours est différent, même si l'absence et la douleur n'épargnent personne ».

« Pour un chrétien à la foi solide, l'au-delà n'est pas une possibilité, mais une réalité », a-t-il ajouté. « la consolation est alors plus grande ».

Le prêtre qui est aussi psychologue et spécialisé dans l'accompagnement dans le deuil, souligne l'existence d'une caractéristique commune à tous : le vide et l'absence.

« Que l'on est la foi ou pas, nous devons nous refaire une vie sans cette personne et apprendre à vivre de nouveau, de manière différente, car cette personne faisait partie de notre histoire : cet apprentissage est le même pour tous ».

Par ailleurs, on assiste en ce moment à une sorte de nébuleuse spirituelle, a-t-il conclu. Il y a des personnes qui croient dans leurs paradis et des gens qui, bien qu'incroyant, ont un sens de la transcendance et situent le défunt dans un lieu indéfini, montrant que croire est une nécessité ».