Espagne : Un projet cohérent pour rapprocher les jeunes de l'Eglise

L’évêque de San Sébastian propose trois modèles

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ROME, Lundi 25 juillet 2011 (ZENIT.org) – L'évangélisation des jeunes doit se faire avec respect et affection mais sans idolâtrer la jeunesse, rappelle l'évêque de San Sebastian (Espagne). Mgr José Ignacio Munilla est intervenu lors d'un cours d’été sur les « jeunes et l'Église » à l’université Roi Juan Carlos. A cette occasion il a évoqué la réalité culturelle de l’Espagne où, selon lui, « l’éducation est encore plus urgente que dans les autres régions du monde ».

Comparant la sécularisation à un « grand tsunami », Mgr Munilla a reconnu les difficultés de l'Église à transmettre la foi, l’inquiétude de celle-ci face à une situation qu’elle définit « spéciale », dans une nation, « à qui a été dérobée son âme chrétienne ».

Le processus de sécularisation, a-t-il dit, a « un impact profond sur la personne » qui requiert de la part de l'Église une action plus douce, discrète, dans sa manière d’approcher les jeunes. L'Église, a-t-il ajouté, doit viser leur « maturité » pas « la jeunesse permanente ».

« L’influence sociale a été brutale, a-t-il expliqué, créant une désaffection vis-à-vis de l'Église catholique ». Il faut donc présenter à ces jeunes « un projet cohérent avec un sens éthique qui ne mette pas de côté la dimension affective ».

« Leur désir de bonheur doit être lié au désir du Christ de répondre à leurs questions, de leur présenter sa proposition de salut et de bonheur », a expliqué le responsable de la pastorale des jeunes de la conférence épiscopale espagnole.

L’évêque a proposé trois modèle à suivre : l’expérience de saint Jean Bosco, centrée sur le temps à partager avec les jeunes ; celle du témoignage et du « point de référence » comme a fait Jean-Paul II, et celle qui consiste, comme le fait aujourd’hui Benoît XVI, à les aider à avoir un esprit critique face au relativisme.

Enfin, évoquant la Journée mondiale de la jeunesse, Mgr Munilla a rappelé qu’elle était « un appel du pape » à faire rencontrer les jeunes entre eux pour élargir leur horizon et faire en sorte que, grâce aux prêtres qui les accompagnent, ils puissent approfondir, prendre conscience de la dimension « paternelle et maternelle » de l'Église, en la différenciant du paternalisme.