Etats-Unis: l'Association catholique pour la santé aux côtés des évêques

Quinze jours pour défendre la liberté religieuse

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Traduction d’Hélène Ginabat

ROME, jeudi 21 juin 2012 (ZENIT.org) – Sœur Carol Keehan, DC, présidente de l'Association catholique pour la santé (CHA), a déclaré publiquement que l'association ne peut accepter les modifications apportées aux règlementations du ministère de la santé et des services sociaux (HHS) qui obligent les organisations catholiques à financer contraceptifs et abortifs.

Alors que la CHA avait d'abord fait part de son soutien aux nouvelles règlementations, une lettre rendue publique par Sœur Keehan vendredi 15 juin, déclarait que si, au départ, les changements proposés par l'administration à l'exemption religieuse semblait être « une bonne première étape », un examen plus poussé de la proposition « n’a pas dissipé nos préoccupations initiales ».

La lettre a été publiée alors que débute la « Quinzaine pour la liberté », ce jeudi 21 juin, déclarée « journées consacrées à la défense de la liberté religieuse », par les évêques des Etats-Unis.

La CHA compte plus de 2.000 membres dans le secteur des soins de santé. Un patient sur six aux États-Unis est soigné dans un hôpital catholique chaque année.

La lettre expliquait que la CHA a longtemps fait campagne pour des soins de santé abordables pour tout le monde et en faveur de services de soins préventifs.

« Nous restons extrêmement préoccupés, toutefois, par l'orientation prise par l'Administration en ce qui concerne les services de contraception, en particulier les médicaments abortifs et la stérilisation », déclarait la lettre.

« Si le gouvernement continue à poursuivre sa politique afin que tous les employés aient accès aux services de contraception, il devrait trouver un moyen de fournir ces services et de les payer directement, sans exiger d’intervention directe ou indirecte de la part des ‘employeurs religieux’ au sens large », a souligné Sœur Keehan.

A propos de la question de l'exemption pour les organisations religieuses, la lettre précisait que : « La dérogation prévue dans la règlementation finale est plus étroite que toute clause de conscience jamais promulguée dans la loi fédérale et reflète une modification inacceptable de la politique fédérale en ce qui concerne les croyances religieuses ».

La distinction faite par les règlementations du HHS entre les organisations religieuses et laïques crée « une fausse dichotomie entre l'Eglise catholique et les ministères à travers laquelle l'Église met en pratique les enseignements de Jésus-Christ ».