Etats-Unis : la vie humaine et la famille au coeur de la présidentielle

La course à la Maison blanche et les valeurs « non-négociables »

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Donata Fontana

Traduction d’Océane Le Gall

ROME, mercredi 19 septembre 2012 (ZENIT.org) – Le défi pour la présidentielle américaine se dispute aussi sur le terrain des valeurs pour le bien de la vie humaine et de la famille, même indirectement.

Lors de la Convention du parti, il y a quelques semaines,  les Républicains ont mis en garde contre le « système des Nations Unies », y dénonçant des problèmes bureaucratiques, des influences économiques et politiques et une « honteuse collaboration du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) avec le programme chinois d’avortements forcés ».

Pour sa part, le Parti démocratique semble répondre en soulignant que Barack Obama a réussi à redonner aux Etats-Unis son rôle de leader aux Nations-Unies et soutenant les tendances des Nations-Unies à mettre sur le même pied d’égalité les couples homosexuels et les familles dites « traditionnelles ».

Les positions des deux camps à propos de la ratification de certains traités onusiens pour la défense des droits de l’enfant, de la femme et des personnes handicapées, pourraient avoir elles aussi un rôle déterminant dans le choix des électeurs.

Des projets de rencontres internationales proposées par les Nations-Unies sont en effet actuellement examinées par les sous-commissions « Affaires étrangères » du sénat et du congrès des Etats-Unis: leur contenu, entre les lignes, risque une certaine dangerosité idéologique.

Aux Etats-Unis, beaucoup d’experts en politique et en droit mettent en garde contre le caractère « tendancieux » et « ambigu » des textes onusiens, surtout quand, pour combattre les discriminations contre la femme, on en appelle à des soi-disant « droits reproductifs » et quand on brandit l’idée que les parents sont en droit - « par pitié » - de choisir pour la vie ou la mort de leur enfant, nouveau-né,  atteint de trisomie, ce qui révèle une tendance de plus en plus marquée à l’euthanasie néonatale ».

Un exemple: la Convention des droits des personnes porteuses de handicap (Convention on the Rights of Persons with Disabilities, CRPD) a déjà été approuvée par le sénat, en juillet. L’amendement proposé par les Républicains – par la voix du sénateur Rubio -  pour éviter que la convention étende aux Etats-Unis le « droit à l’avortement » si le fœtus présente des handicaps psycho-physiques, a été rejeté par le vote contraire des sénateurs démocrates.

Il a aussi été démontré que des expressions comme « santé sexuelle et reproductive » ont été insérés dans le texte de la CRPD par les auteurs de la proposition en contournant l’opposition des représentants de 23 Etats; et là où l’on ne parle jamais explicitement d’avortement – comme dans le cas de la Convention de l’ONU contre les discriminations des femmes, en voie de ratification – l’expérience dit que, sur la base des Traités approuvés, les agences de l’ONU pourraient continuer aussi  à faire pression sur les législateurs nationaux pour faire légaliser ou étendre l’interruption volontaire de grossesse, comme cela est déjà arrivé dans beaucoup d’Etats d‘Afrique et d’Amérique du centre et du sud.

Un regard vers une ligne d’horizon plus vaste pourrait, en somme, aider beaucoup d’Américains dans leur choix aux prochaines échéances électorales.