Etre saint, c’est « vivre dans la proximité de Dieu, dans sa famille »

Homélie de la messe de la Toussaint

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ROME, Jeudi 2 novembre 2006 (ZENIT.org) – « Etre saint, signifie vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille », a expliqué le pape Benoît XVI dans son homélie de la messe de la Toussaint qu’il a présidée en la basilique vaticane le 1er novembre, l’audience du mercredi n’ayant pas eu lieu en raison de la solennité de la Toussaint.



« Voilà donc la signification de la solennité d’aujourd’hui, expliquait le pape : en regardant vers le lumineux exemple des saints, réveiller en nous le grand désir d’être comme les saints, heureux de vivre proches de Dieu (…). Etre saint, signifie vivre dans la proximité de Dieu, vivre dans sa famille. Cette vérité, rappelée avec vigueur par le concile Vatican II, est aujourd’hui proposée à nouveau de façon solennelle à notre attention ».

En cette fête, expliquait le pape, l’Eglise célèbre la joie des saints célèbres ou cachés, mais tous « enfants de l’Eglise qui ont fait un choix, celui du Christ, qui ont défendu ce choix, et qui n’en ont pas fui les conséquences, pas même les plus dramatiques, au point de devenir la preuve que « le terme de la vie chrétienne » est un but pour « tous », et « partout », et pas uniquement pour des personnes hors du commun.

« Mais en quoi consiste la sainteté », interrogeait le pape : « A la question, on peut répondre avant tout par la négative : pour être des saints, on n’a pas besoin d’accomplir des actions et des œuvres extraordinaires, ni posséder des charismes exceptionnels. Vient ensuite la réponse positive : il est simplement nécessaire de ‘servir’ Jésus, de l’écouter, et de le suivre, sans se décourager face aux difficultés (…). La sainteté exige un effort constant, mais elle est possible pour tous, parce que plus qu’une tâche de l’homme, c’est avant tout un don de Dieu ».

Le pape insistait : « Dieu nous a voulus dans le monde pour être des saints ». Il faisait cependant observer que la sainteté qui unit les fidèles sur terre aux réalités divines « passe toujours par le chemin de la Croix ».