Eucharistie et écologie : Un problème « éthique et moral »

Par Mgr Pedro Ricardo Barreto Jimeno

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ROME, Mercredi 5 octobre 2005 (ZENIT.org) – « La crise écologique ne constitue pas seulement un problème scientifique et technique mais, - également et principalement - un problème éthique et moral », a expliqué l’évêque péruvien de Huancayo, Mgr Pedro Ricardo Barreto Jimeno, jésuite, dans son allocution au synode, le 4 octobre après-midi, en la fête de saint François d’Assise. Il invitait à une « conversion écologique » nécessaire à la paix du monde.



Il soulignait le lien entre eucharistie et préservation de l’environnement des hommes : « Telle est l’opinion de l’Église selon laquelle “la technologie qui pollue peut également décontaminer; la production qui accumule peut également distribuer de manière équitable, à condition que prévale l’éthique du respect pour la vie, pour la dignité de l’homme et pour les droits des générations humaines, présentes et à venir”. »

« Le changement climatique, insistait l’évêque péruvien, représente une sérieuse menace pour la paix dans le monde. Il s’agit d’un authentique “signe des temps” qui exige de notre part une conversion écologique. L’Église a une grande responsabilité dans ce domaine spirituel. En effet, “l’Eucharistie, étant le sommet auquel tend toute la création, elle est la réponse à la préoccupation du monde contemporain y compris en matière d’équilibre écologique”. »

Il affirmait encore : « L’Eucharistie est en relation directe avec la vie et l’espérance de l’humanité et doit être la préoccupation constante de l’Église et un signe d’authenticité eucharistique. “Ce sont de nouveaux cieux et une terre nouvelle que nous attendons selon sa promesse, où la justice habitera (cf. 2P 3, 13) et ramènera toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres (cf. Ep 1, 10)”. »

Il témoignait que dans son diocèse aussi « l’air, la terre et le lit du fleuve Mantaro sont sérieusement compromis par la pollution. »

« L’Eucharistie nous engage, insistait l’archevêque, à faire en sorte que le pain et le vin soient le fruit “de la terre fertile, pure et non polluée”.

Il soulignait aussi la nécessité d’une « solidarité » dans ce domaine, avec les plus pauvres : « La foi dans le Christ ressuscité fait que l’Église soit “un projet de solidarité” afin de partager les biens avec les plus pauvres et de vivre dans l’Église la spiritualité eucharistique ».