Europe: les droits des parents et la protection des enfants en péril

Le rapport Estrela adopté à nouveau

Bruxelles, (Zenit.org) Marie Hildginsson | 656 clics

La Commission pour les droits des femmes et l’égalité des genres du Parlement européen (FEMM) a voté, ce mardi matin, 26 novembre, à Bruxelles, en faveur du rapport présenté par Mme Edite Estrela sur « la santé et les droits reproductifs et génésiques », à la suite du renvoi en commission par un vote en plénière au mois d’octobre,explique, dans ce communiqué, Marie Hidingsson, secrétaire générale de la Fédération des Associations Familiales Catholiques en Europe (FAFCE).


Le résultat du vote était très serré: 19 en faveur, 14 contre. Le texte a été légèrement modifié avant le vote mais demeure critique eu égard au rôle des parents comme premiers et principaux éducateurs de leurs enfants puisque le rapport promeut l’éducation sexuelle inspirée par un agenda radical qui comprend entre autres la « masturbation de petite enfance » pour ne nommer qu’un exemple.

La situation dans la Commission FEMM ce matin était troublante. Avant le vote les coordinateurs des groupes politiques se sont réunis à huis clos comme c’est prévu par le règlement. Pendant le court échange de vues qui a précédé le vote il est apparu qu’un avis juridique a été présenté par le service juridique du Parlement européen. A travers les commentaires exprimés il est apparu que cet avis juridique ne donnait pas d’indications claires quant à la procédure à suivre pour le vote. En raison du manque de clarté plusieurs députés ont demandé un vote sur un report du vote sur le rapport. Le résultat de ce vote était très proche de celui sur le rapport lui-même qui a suivi, à savoir 15 pour, 18 contre.

La prochaine étape devrait être un vote en séance plénière et le rapport est déjà sur le projet d’ordre du jour pour la séance du mois de décembre.

La FAFCE, qui a suivi ce rapport de très près depuis sa phase initiale, demeure vigilante et invite les pères et mères à travers l’UE à contacter leur député européen à ce sujet. Le vote de ce matin manifeste la divergence de points de vue au sein même du Parlement européen sur cette question. Le contenu du rapport reste très critique et véhicule une vision qui n’est pas celle des mères et pères en Europe concernant la sexualité de leurs enfants. La vision qui inspire ce rapport n’est rien d’autre que l’agenda radical des groupes de lobbying telle la Fédération Internationale du Planning Familial (IPPF) dont la directrice européenne a publiquement déclaré avoir contribue au projet de rapport le jour même où le projet était rendu public aux membres de la Commission FEMM. IPPF collabore avec l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) qui a publié les lignes directrices pour l’éducation sexuelle qui étaient l’unique référence du rapport Estrela concernant le contenu de l’éducation sexuelle, c’est à dire que cette référence a été exclue du texte par le vote ce matin. Cependant, bien que la référence ne soit plus présente dans le texte il convient d’expliquer ce qui se trouve derrière cette vision. 

 Dans son communiqué de presse de 2010 qui présente les lignes directrices l’OMS déclare que “selon les experts, l’éducation sexuelle devrait commencer dès la naissance ». En plus, « la particularité de ces nouvelles recommandations, au-delà du thème abordé, c’est qu’elles insistent sur la nécessité de commencer l’éducation sexuelle dès la naissance. Elles expliquent également les compétences spécifiques que les enfants et les jeunes doivent acquérir, ainsi que les comportements à promouvoir à des périodes déterminées de l’existence. », selon Dr Gunta Lazdane, conseillère régionale pour la santé sexuelle et génésique de l’OMS Europe. Quiconque lit le détail des lignes directrices verra que la “masturbation de petite enfance”fait partie des recommandations. 

L’influence de l’agenda radical promu par IPPF et l’OMS, entre autres, est incompatible avec ce que les parents désirent pour leurs enfants. Ils savent mieux que les « experts » de l’OMS ce qui est bon pour leurs enfants. Le fait que cet agenda a influencé le rapport remet en cause la procédure démocratique et le respect pour les intérêts des citoyens dans l’UE. Alors que les élections européennes approchent, les pères, les mères  et autres éducateurs suivent attentivement les positions des députés européens, élus démocratiquement, en faveur de la transparence, la subsidiarité et le droit des enfants à la protection…