Europe : Les paroisses, foyers d’espérance face à l’indifférence religieuse

Le 26ème Colloque européen des paroisses se tient en Hongrie

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ROME, Jeudi 21 juillet 2011 (ZENIT.org) – Le défi auquel les paroisses européennes sont confrontées est toujours le même : l’indifférence religieuse, a relevé le catalan Josep Taberner Vilar, un des deux présidents du Colloque européen des paroisses (Cep). Il intervenait au cours de l'inauguration de la 26ème édition du colloque, le 17 juillet, à Nyíregyháza (Hongrie).

Le thème de la rencontre de cette année, qui se tient jusqu'au 22 juillet, est : « Paroisses, foyers d’espérance – Rendre compte de l’espérance qui est en nous ».

200 participants provenant de 17 pays européens approfondissent leur réflexion, partagent des témoignages, visitent les Églises locales et participent à des rencontres œcuméniques.

Josep Taberner Vilar a souligné que tous les points soulevés durant le colloque feront l’objet d’une publication « utile pour les Églises et les sociétés du continent ».

A la question « les paroisses peuvent-elles vraiment devenir des foyers d’espérance dans une réalité aussi fragmentée et sécularisée que l’Europe ? », le père et professeur de théologie pastorale Hubert Windish de l’université de Fribourg (Allemagne), a répondu « Yes, we can », d’un ton encourageant, après avoir illustré dans son intervention, la situation des paroisses en Europe de l’Ouest, rapporte le quotidien du Saint-Siège, « L'Osservatore Romano ».

Au centre et au nord est du continent notamment, « nous sommes des étrangers » comme les chrétiens des origines, a-t-il dit, et nous « devons nous demander quelle est notre mission et comment nous pouvons « montrer notre appartenance au Christ ».

Le théologien a relevé que les chrétiens européens se sentent souvent « opprimés, peu sûrs, angoissés et exposés à un climat très agressif ».

Après avoir évoqué le cas de l’Allemagne où « sur 82 millions d’habitants un tiers seulement sont catholiques et encore moins protestants » et celui d’autres pays d’Europe où l’on parle « d’extinction du christianisme », le père Windish a insisté sur l’importance que les paroisses et les chrétiens qui vivent dans de tels contextes adoptent un style de « transparence spirituelle » qui traduise l’espérance qui est en eux.

Cela suppose, pour l'Église occidentale, le développement d’« une nouvelle pastorale », faite de « modestie, douceur et respect », mais en même temps « sans craintes » ou complexes d’infériorité.

Le théologien Luca Bressan, expert du CEP, a souligné le besoin d’élaboration « d’un langage, d’une grammaire plus fournie pour transmettre l’Evangile ».

« Si nous arrivons à communiquer entre nous, nous sommes capables de produire élan et espoir pour l’avenir », a-t-il déclaré.

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