Faim et pauvreté: Le card. Sodano rappelle les engagements pris par les pays riches

Ils prévoyaient en 1996 de consacrer 0,7 % de leur PIB au développement

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CITE DU VATICAN, Mardi 21 septembre 2004 (ZENIT.org) – Le cardinal Sodano a rappelé à la tribune de l’ONU l’engagement pris par les pays riches de consacrer 0,7 % de leur Produit intérieur brut (PIB) pour l'aide publique au développement.



Le cardinal Angelo Sodano, Secrétaire d'Etat, a pris part le 20 septembre, à New York, à la Réunion des Nations Unies consacrée à "l'Initiative contre la faim et la pauvreté", promue par le président brésilien avec l'appui de nombreux autres membres de l'ONU. Le Secrétaire d'Etat a tenu à souligner "l'adhésion personnelle de Jean-Paul II à cette importante initiative".

Evoquant l'engagement de combattre la faim et la pauvreté pris par les gouvernements lors du sommet mondial de l'Alimentation de 1996 et les "Objectifs de développement" de l'ONU pour le Millénaire, le cardinal Sodano a rappelé que "les principes sous-tendant la position du Saint-Siège ont été amplement exposés lors de son intervention à la Fondation de l’ONU pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO) à Rome, en 1996. Ces principes sont: "le respect de la dignité de la personne, la mise en œuvre du principe de solidarité, la destination universelle des ressources de la terre, et la promotion de la paix".

Il soulignait aussi la "vaste action humanitaire des institutions catholiques à travers le monde, principalement dans les missions et les pays en voie de développement".

"Le Saint-Siège a toujours soutenu les multiples initiatives individuelles ou collectives" destinées à lutter contre la faim dans le monde, rappelait le cardinal Sodano, et il a "adhéré aux projets des organismes de l'ONU, principalement de la FAO, du Fonds international pour le développement agricole (IFAD) et du programme alimentaire mondial (PAM)".

"On a peu à peu compris le manque des ressources nécessaires pour gérer un programme mondial de sécurité alimentaire", notait le cardinal Sodano à propos de l'alliance mondiale contre la faim et la pauvreté.

Parmi les principaux obstacles à cette lutte, le Secrétaire d’Etat dénonçait "les guerres", et il soulignait la gravité de la situation en disant : "La lutte contre la faim et contre la soif va au-delà de simples urgences. Elle relève d'une série de facteurs complexes, comme la nécessité d'investir dans le capital humain local - par des centres d’éducation et de santé -, ou de s'équiper en technologies appropriées garantissant l'équité dans le commerce international".