Fête de Notre-Dame de Pompéi : Supplique pour les persécutés

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CITE DU VATICAN, Vendredi 7 mai 2004 (ZENIT.org) – La fête de Notre-Dame de Pompéi sera célébrée dans le fameux sanctuaire de Notre Dame du Rosaire de Pompéi, demain, samedi 8 mai, et la "Supplique" à la Vierge sera priée à l’intention des chrétiens persécutés dans le monde et de tous ceux dont les droits sont piétinés.



Cette prière, récitée par Jean-Paul II dans ce sanctuaire, le 7 octobre dernier, a été rédigée par le bienheureux Bartolo Longo, fondateur du sanctuaire.

Mgr Carlo Liberati, nouvel évêque de Pompéi, explique au micro de Radio Vatican que la Supplique "s’enracine dans une intuition prophétique de Bartolo Longo, reçue, alors qu’il était un jeune avocat, converti après une période de doutes de jeunesse, sur une route de campagne près de Pompéi. La Vierge lui a dit qu’il devait consacrer sa vie à la dévotion et à la diffusion du rosaire, en faisant de la Vallée de Pompéi un lieu de référence à Jésus, par la Vierge et toute l’Eglise. Après cette intuition du 2 octobre 1872, Bartolo Longo a acheté un terrain, en 1876, pour y édifier le sanctuaire avec le soutien de l’évêque de Nole. Le 8 mai 1876, il posait la première pierre du sanctuaire".

"Cette année, explique Mgr Liberati, nous dédierons la Supplique aux intentions de la paix; pour l’Eglise persécutée au Vietnam, en Chine, dans l’archipel de l’Indonésie, en Afrique, surtout au Soudan, et puis nous la dédierons à tous les hommes et toutes les femmes – des millions, des centaines de millions – qui sont piétinés, et blessés dans leurs droits en tant que personnes et dans leur dignité humaine, où qu’ils se trouvent, à quelque religion qu’ils appartiennent, sur toute la face de la terre".

"La prière du rosaire est puissante, explique Mgr Liberati, parce qu’elle contemple le visage du Christ avec le regard et le cœur de Marie. En tant que Mère de Jésus, de l’Eglise, de notre foi, la Madone ne dit non à personne, elle ne peut pas dire non, parce qu’elle est la Mère de la Grâce, et donc, comment la Madone pourrait-elle dire non à celui qui l’invoque?"

Mais il précisait: "Lorsque nous prions, nous devons nous abandonner à la volonté de Dieu, au projet de Dieu sur nous. Souvent, nous ne sommes pas exaucés parce que nous sommes pris par la fragilité humaine, nous sommes immergés dans la faute et nous ne nous libérons pas facilement du péché: chez les chrétiens, souvent il n’existe pas même cette volonté de sortir du mal. Comment alors, la Madone peut-elle nous exaucer si nous ne sommes pas disponibles à la conversion du cœur, de l’intelligence, et de toute notre personne?"