Finances du Vatican : analyse du card. Scherer

Des améliorations mais une restructuration est requise

Rome, (Zenit.org) Océane Le Gall | 503 clics

« Cette année la situation s’est améliorée mais l’administration du Saint-Siège a besoin d’une restructuration générale pour mener à bien sa mission, celle de l’Eglise, et pour que le pape puisse remplir au mieux son travail en faveur de l’Eglise dans le monde entier », déclare le cardinal Odilo Pedro Scherer, membre du Conseil des cardinaux en charge des questions administratives et économiques du Saint-Siège.

L’archevêque métropolitain de São Paulo au Brésil, interrogé par Radio Vatican, est revenu sur le bilan financier positif enregistré cette année par le Saint-Siège, dont le résultat a été rendu public jeudi, après deux jours de réunion du conseil, les 2 et 3 juillet derniers. (cf. Zenit du 4 juillet 2013)

Le cardinal Scherer explique que la situation s’est effectivement « légèrement améliorée » par rapport aux années précédentes, où le budget était dans le rouge, alors que cette année elle est sortie du « négatif », mais que les ressources actuelles, qui « ne sont pas très abondantes », sont imprédictibles.

Le Vatican a bien sûr des entrées prévisibles comme celles des loyers, le revenu des Musées du Vatican - même si les bénéfices varient selon le nombre des visiteurs - relève le cardinal Scherer, mais tout le reste à un coût et dépend « de la bonne volonté et de la générosité des  fidèles ».

« Grâce à Dieu les Musées ont beaucoup de visiteurs », ajoute-t-il, mais toutes ces entrées et sorties doivent être bien gérées. Le cardinal rappelle que les biens dont dispose le Saint-Siège ne sont pas là pour « être accumulés » mais pour « être répartis de la meilleure façon possible, car ils servent au bien de l’Eglise, au bien de la vie et de la mission de l’Eglise ».

« Ce sont des biens qui permettent au Saint-Siège, à l’Eglise, au Saint-Père, de mener à bien leur mission, explique-t-il, et qui permettent au pape de subvenir aux besoins de l’Eglise dans le monde entier ».

Ainsi, les dépenses doivent être cadrées, orientées, et  sur ce plan, le cardinal Scherer ne cache pas qu’« il y a des choses à améliorer », même si le Saint-Siège reste plutôt satisfait des résultats de cette année.