Finances du Vatican : tolérance zéro

Les comptes de Mons. Scarano gelés

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 867 clics

Les comptes de Mons. Scarano ont été gelés et l’organisme financier du Vatican applique une « tolérance zéro » pour « toute activité illégale ou hors des statuts de l'Institut », annonce le Saint-Siège ce 12 juillet 2013.

Le P. Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a fait part ce matin des avancées de l’enquête du Vatican en cours sur Mons. Nunzio Scarano, prêtre comptable du Vatican, arrêté le 28 juin par la Police financière italienne (cf. Zenit du 28 juin 2013).

Ancien employé de l'Administration du patrimoine du Siège apostolique (Apsa), démis fin mai, il est soupçonné de corruption, calomnie et fraude. Selon un communiqué, l'enquête a été déclenchée par plusieurs déclarations d'opérations suspectes transmises à l’Autorité d’information financière (AIF) et pourrait être étendue à d'autres personnes.

Par ordonnance du tribunal le 9 Juillet, le promoteur de Justice du Vatican a gelé les fonds que Mons. Scarano détenait à l’Institut pour les œuvres religieuses (IOR).

M. Ernst von Freyberg, président de l’IOR, souligne pour sa part la détermination de l’Institut à « identifier systématiquement » et à appliquer « une tolérance zéro » pour « toute activité illégale ou hors des statuts de l'Institut, qu'elle soit menée par des laïcs ou des clercs ».

L’IOR a demandé un examen objectif des comptes en question par le groupe financier « Promontory » (Promontory Financial Group) et « coopère pleinement avec l’AIF et les autorités judiciaires pour apporter une totale transparence dans cette affaire », précise la note du P. Lombardi.

« Promontory Financial Group » est donc en train d’examiner toutes les relations avec les clients et les procédures anti-blanchiment d'argent mises en place par l’Institut.

En parallèle, rappelle aussi la note, l’IOR met en œuvre les améliorations nécessaires à ses structures et ses procédures. Ce processus a été ouvert en mai 2013 et devrait être en grande partie achevé à la fin de 2013.

Récemment, l'IOR a créé un nouveau poste de « Chef de la gestion des risques », accepté par Antonio Montaresi – qui a été directeur de gestion pour différentes banques aux États-Unis – et qui aura pour mandat de veiller à la conformité des procédures et aux projets spéciaux (cf. Zenit du 1er juillet 2013).