Finlande/ Délégation œcuménique: Approfondir « l’œcuménisme spirituel »

« Vers la plénitude de la vérité et de l’amour »

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ROME, Jeudi 19 janvier 2006 (ZENIT.org) – Cheminer « vers la plénitude de la vérité et de l’amour » en approfondissant « l’œcuménisme spirituel »: c’est la route indiquée par Benoît XVI au dialogue entre luthériens et catholiques.



Benoît XVI a en effet reçu ce matin en audience les membres de la délégation œcuménique de Finlande, selon une tradition désormais établie, à l’occasion de la fête de saint Henri d’Uppsala.

« Je suis heureux, disait le pape, de rappeler que pendant de nombreuses années, mon bien-aimé prédécesseur, le pape Jean-Paul II, accueillit avec joie et gratitude les participants du pèlerinage annuel à Rome qui est devenu une expression de nos contacts et d’un dialogue œcuménique fructueux. Ces visites sont l’occasion d’un travail ultérieur productif, ainsi que d’un approfondissement de « l’œcuménisme spirituel » (cf. Ut unum sint, 21) qui pousse les chrétiens divisés à apprécier tout ce qui déjà les unit ».

Le pape citait la déclaration sur la Justification signée avec la Fédération luthérienne mondiale le 31 octobre 1999 à Augsbourg en disant: « La Commission de dialogue entre Luthériens et Catholiques en Finlande et en Suède se construit sur les résultats substantiels de la «Déclaration conjointe sur la Justification». »

« Dans le contexte spécifique des pays nordiques, la Commission poursuit l’étude des résultats et des implications concrètes de la Déclaration conjointe, se réjouissait le pape. De cette façon, elle cherche à se pencher sur les différences qui existent encore entre luthériens et catholiques, concernant des questions de foi et de vie ecclésiale tout en maintenant un témoignage fervent à la vérité de l’Evangile ».

Le pape rappelait le thème de la semaine pour l’unité en disant: « Au cours de ces jours de la Semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, nous sommes spécialement conscients que l’unité est une grâce et que nous avons continuellement besoin de demander ce don au Seigneur. Notre espérance est sûre de cette promesse: « En vérité je vous le dis, si deux d’entre vous sont d’accord pour demander quelque chose, mon Père qui est aux Cieux vous l’accordera. Car là ou deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18:19-20) ».

« Remercions Dieu pour tout ce qui a été réalisé jusqu’ici dans le dialogue entre catholiques et luthériens et prions pour qu’il nous remplisse de son Esprit qui nous guide vers la plénitude de la vérité et de l’amour », a exhorté le pape.

Saint Henri était d’origine anglaise. Il accompagna Nicolas Breakspear (plus tard pape sous le nom d\'Adrien IV) dans ses missions en Suède et en Norvège. Nommé évêque d\'Uppsala, en Suède, en 1152, il reçut l\'appui du roi - et futur saint - Éric IX. Celui-ci conduisit une expédition en Finlande où l\'évêque l\'accompagna. Mais il y mourut assassiné par un Finnois qu\'il avait excommunié. Considéré comme martyr, il est devenu le patron de ce pays.

Demain après-midi, à 17 h 30, la délégation finlandaise participera, avec le cardinal Walter Kasper, à une liturgie de la Parole solennelle, en l’église Sainte-Brigitte. L’église s’intègre dans une ensemble de bâtiments où se trouve l’appartement de sainte Brigitte de Suède, et la maison généralice des Sœurs Brigittines. Traditionnellement c’est là que sont reçues les délégations luthériennes de passage dans la ville éternelle: la sainte est très vénérée par les Luthériens.

Une célébration présidée par Mgr Wrobel a eu lieu de soir, à 16 heures, dans la basilique Sainte-Marie sur la Minerve, siège de la chapelle nationale des Finlandais. La liturgie a eu lieu selon le rite catholique latin, mais l’homélie a été donnée par un Luthérien.