Formation des jeunes: surmonter le déficit de communication de la société

Invitation de Jean-Paul II aux évêques italiens

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CITE DU VATICAN, Mardi 20 mai 2003 (ZENIT.org) - Le renouveau pastoral de la formation chrétienne des enfants et des jeunes doit surmonter le déficit de communication de la société contemporaine. Une invitation de Jean-Paul II aux évêques italiens.



Jean-Paul II a reçu ce matin en la salle Paul VI du Vatican les participants à la 51e assemblée générale de la conférence épiscopale Italienne (CEI), dont les travaux, consacrés à l'initiation
chrétienne, ont commencé hier, 19 mai.

La rapidité des changements sociaux qui accroît la distance entre les générations, porte en soi un risque important, soulignait le pape dans son discours: celui de l'incapacité à communiquer.

C'est pour cela, indiquait en substance Jean-Paul II, que l'annonce de la foi et la formation chrétienne des enfants et des jeunes surtout "ont une importance décisive".

Le pape a souligné la justesse du choix de la CEI de "configurer la pastorale selon le modèle de l'initiation chrétienne".

Le pape conseillait de repartir de la "formation chrétienne des enfants", à commencer "très tôt", et de façon assimilable par leur âge.

"Les familles doivent être sensibilisées à cette très noble mission, soulignait le pape, et aider dans son accomplissement".

Prêtres, catéchistes et formateurs, "sont appelés à cultiver une relation personnelle avec les enfants, les adolescents et les jeunes" sans leur cacher "la grandeur de l'appel de Dieu et l'exigeant engagement de la réponse".

"Je connais, ajoutait le pape, et je partage votre grande sollicitude avec laquelle vous suivez la marche de la société italienne, surtout préoccupés de favoriser la cohésion interne de la nation. Vous soulignez à juste titre l'importance que la famille revêt pour la santé morale et sociale de la nation". Le pape s'est réjoui de la "sensibilité nouvelle manifestée par le monde culturel et institutionnel" pour la famille.

Jean-Paul II a également évoqué une question importante pour l'Italie: celle de la "parité scolaire" et de la réforme du système scolaire italien, en soulignant: "Peuvent participer à la fonction éducative et formatrice de l'école aussi bien les professeurs de religion que l'école catholique qui attend encore de voir son rôle et sa contribution éducative pleinement reconnus, dans un cadre de parité effective".

Jean-Paul II a tenu à exprimer sa solidarité aux chômeurs, en particulier du sud de la péninsule: "Il y a encore, et dans le sud principalement, déplorait le pape, des régions où les jeunes et les femmes, parfois aussi des pères de famille, restent sans emploi, ce qui est également mauvais pour le pays tout entier. L'Italie a besoin d'une confiance accrue et d'initiative, afin de pouvoir offrir à tous un avenir meilleur".

Le pape a également rappelé les valeurs universelles défendues depuis 40 ans par l'encyclique de Jean XXIII "Pacem in terris": pour une civilisation mondiale fondée sur "un ordre de vérité, de justice, d'amour et de liberté, et donc une paix authentique".

La paix, concluait le pape, est depuis trop longtemps absente de Terre sainte, où les évêques italiens ont envoyé une délégation juste après Pâques pour manifester leur solidarité aux communautés catholiques qui se trouvent "en grande difficulté".