Former les jeunes au sens civique et social

Inauguration de l'année académique à l'université européenne de Rome

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Traduction d’Océane Le Gall

ROME, jeudi 15 novembre 2012 (ZENIT.org) –  « Promouvoir chez les étudiants une vraie formation civique et sociale » : tel est l’objectif de l’université européenne de Rome qui vient d’ouvrir son année académique 2012-2013.

La cérémonie a été ouverte par le recteur de l’université, le P. Paolo Scarafoni LC, qui a repris dans son discours un extrait de la Constitution apostolique Gaudium et Spes, pour rappeler l’importance d’une éducation fondée sur le « sens de la responsabilité et l’égale dignité pour tous ».

Le passage cité est le suivant: « L’homme parvient très difficilement à un tel sens de la responsabilité si les conditions de vie ne lui permettent pas de prendre conscience de sa dignité et de répondre à sa vocation en se dépensant au service de Dieu et de ses semblables. Car souvent la liberté humaine s’étiole lorsque l’homme est dans un état d’extrême indigence, comme elle se dégrade lorsque, se laissant aller à une vie de trop grande facilité, il s’enferme en lui-même comme dans une tour d’ivoire. Elle se fortifie en revanche lorsque l’homme accepte les inévitables contraintes de la vie sociale, assume les exigences multiples de la solidarité humaine et s’engage au service de la communauté des hommes. Aussi faut-il stimuler, chez tous, la volonté de prendre part aux entreprises communes. Et il faut louer la façon d’agir des nations où, dans une authentique liberté, le plus grand nombre possible de citoyens participe aux affaires publiques. » (n.31)

C’est sur cette base indiquée par le Concile, a souligné le recteur, que « nous nous efforçons de former nos jeunes à un engagement civil et social, en partant d’une profonde conscience chrétienne ».

Au cours de la cérémonie le journaliste italien Antonio Preziosi, Directeur du Journal télévisé de la chaine nationale RAI, a parlé de l’éthique journalistique. « L’éthique, a-t-il expliqué, ne connaît pas de frontières, ni temporelles ni professionnelles. Elle est un repère nécessaire pour toutes sortes d’activités, une sorte d’ADN du rapport homme - travail ».

« Qui fréquente aujourd’hui l’université doit se sentir concerné par l’éthique de la même manière, a-t-il ajouté, précisant que les « valeurs de bonne conduite, du respect et de l’honnêteté » sont les mêmes que celles qui doivent composer la « petite valise d’outils » du journaliste,  faite d’expériences et de qualités.

Et c’est précisément quand les informations ramènent au premier plan des drames familiaux ou des urgences sociales, que doit faire son chemin, non pas le doute, mais cette certitude que « le récit du fait ne doit jamais léser la dignité humaine ou entrainer cette curiosité malsaine que l’on voit souvent à la télévision, dans les journaux, sur les sites web », a-t-il estimé.

Le journaliste italien a terminé son intervention par un appel aux étudiants à croire avec conviction que « l’université – un moment fondamental de formation avant d’entrer dans le monde du travail – doit ajouter cette importante fonction à toutes celles qu’elle a déjà : apprendre à lire le monde non pas avec cannibalisme, mais avec respect et prudence ».

En cela aussi, a-t-il conclu : « l’éthique, et ce n’est pas un hasard, a un rôle fondamental à jouer ».