France : « Affaire Bonnemaison. La confiance, non la toute-puissance »

Communiqué de « SOS fin de vie - Alliance pour les Droits de la Vie »

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ROME, Mercredi 7 septembre 2011 (ZENIT.org)– La Justice française se prononcera sur la remise en liberté ou non du docteur Bonnemaison, mardi prochain, 13 septembre 2011 : « Affaire Bonnemaison. La confiance, non la toute-puissance », titre à cette occasion ce communiqué de l’Alliance pour les Droits de la Vie.

« S’il n’appartient pas à l’Alliance pour les Droits de la Vie d’évaluer la situation actuelle au regard des faits qui lui sont reprochés, en revanche, certains propos récents du praticien appellent des explications. Le médecin vient en effet de déclarer à propos de la fin de vie d’un patient : «…Avec les familles on sait que ça se fait dans un regard, une poignée de mains », indique ce communiqué.

« Pour le docteur Xavier Mirabel, président de SOS fin de vie, « toute la déontologie médicale contemporaine s’appuie au contraire sur l’explicitation par la parole des options thérapeutiques, dans lesquelles n’entre d’ailleurs aucunement l’administration de la mort. Sans négliger l’importance du langage non-verbal, dans la relation entre un médecin et son patient ou sa famille, il faut contester vigoureusement l’idée selon laquelle les non-dits, les regards, ou tout autre geste cautionneraient implicitement un tel passage à l’acte », ajoute la même source.

Le communiqué conclut : « L’interprétation des regards, qu’avait revendiqué en son temps Christine Malèvre en affirmant avoir lu des demandes dans les yeux de ses patients, est le propre d’une médecine de toute-puissance, aux antipodes de la médecine de confiance entre soignants et soignés. Dans cette affaire, il faut rappeler l’urgence de prendre soin des personnes notamment en matière de soins anti-douleurs, plutôt que de prétendre que la mort est la solution pour effacer la souffrance ».