France : Aider les femmes confrontées à une grossesse imprévue et difficile

Protestation silencieuse demain à Paris

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ROME, Mercredi 27 janvier 2010 (ZENIT.org) - Une protestation silencieuse en faveur des femmes confrontées à une grossesse imprévue et difficile est organisée demain, 28 janvier 2010, à 9h15, à Paris, devant le siège du « Conseil Régional d'Ile-de-France », 33 rue Barbet de Jouy dans le 7e arrondissement.

En effet sa Commission permanente débattra des subventions à accorder pour un affichage en faveur de l'avortement, rapporte l' « Alliance pour les Droits de la Vie » qui dénonce « grave défaut d'aide aux femmes découvrant une grossesse imprévue et difficile ». Il faut offrir une « alternative » à l'avortement.

Le Conseil Régional d'Ile-de-France  - la grande région parisienne - « vient en effet d'associer à nouveau son image et l'argent du contribuable francilien aux affiches placardées dans le RER et le métro francilien par le Mouvement Français pour le Planning Familial », dénonce l'association qui précise : « Le slogan « Contraception, sexualité, avortement - un droit, mon choix, notre liberté » impose une vision réductrice et dépassée de l'avortement ».



« Recourir à l'IVG - interruption volontaire de grosses, ndlr - n'a rien d'anodin ; de plus en plus de femmes confient aux services d'aide de l'Alliance pour les Droits de la Vie que c'est une expérience difficile, voire dramatique, qu'elles auraient voulu éviter », ajoute le communiqué.

Et de citer des chiffres : le taux annuel d'IVG en Ile-de-France (19,3 avortements par an pour 1 000 femmes en âge de procréer, cf. DREES décembre 2009) est 31% plus élevé que dans le reste de l'Hexagone (14,7 avortements par an pour 1000 femmes en âge de procréer) et 3 fois plus élevé que dans la moyenne allemande (6,5 avortements par an pour 1 000 femmes en âge de procréer - cf. OMS).

Ce taux, souligne le communiqué, « confirme l'échec des politiques de prévention dans la Région, et le grave défaut d'aide aux femmes découvrant une grossesse imprévue et difficile ».

« Dépenser à nouveau 300 000 € pour une campagne de publicité mettant sur le même plan IVG et contraception, ce n'est pas regarder la réalité de l'IVG en face ; c'est faire la politique de l'autruche. Il est temps que le Conseil Régional d'Ile-de-France, avec ou sans Jean-Paul Huchon, encourage une véritable prévention de l'avortement. Elle passe par le soutien aux solutions alternatives permettant aux Franciliennes d'éviter l'IVG », demande le collectif.

Caroline Roux, coordinatrice des services d'écoute de l'Alliance pour les Droits de la Vie, s'interroge: « En quoi l'argent du contribuable devrait-il être dépensé pour une propagande si décalée par rapport à ce que vivent les personnes ? En Ile-de-France, ce sont les difficiles conditions de logement, de transport, de travail, et donc de vie familiale qui pèsent particulièrement sur les femmes enceintes. Pour que le recours à l'IVG ne soit pas une fatalité, il faut qu'elles aient concrètement la possibilité d'aller au terme de leur grossesse.»

L'enjeu est devenu électoral : « A quelques semaines des élections, des Franciliennes seront présentes devant la porte du Conseil Régional pour demander « Des aides pour éviter l'IVG ». Leur tête couverte de sacs dénoncera la chape de plomb qui empêche de voir les véritables enjeux de l'IVG en Ile-de-France », indique l'association française.