France: Allier la promotion de la solidarité sociale avec la défense de la vie

Pour affiner la perception des enjeux du « Téléthon »

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ROME, Lundi 20 novembre 2006 (ZENIT.org) – Allier « la promotion de la solidarité sociale » et « la défense de la vie » : la revue de presse de la fondation Jérôme Lejeune revient sur la question éthique des engagements du Téléthon en se faisant l’écho de l’analyse de Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon (cf. www.genethique.org).



Au lendemain de la journée de réflexion organisée par l'observatoire sociopolitique du diocèse du Var, Mgr Rey a en effet de nouveau pris position sur le Téléthon. Il a indiqué que jamais l'Eglise ne sépare « la promotion de la solidarité sociale (qui refuse la misère et l’exclusion sous toutes ses formes) d’avec la défense de la vie, depuis la conception de l’être humain, jusqu’au dernier souffle ».

Il rappelait que le pape Benoît XVI a très récemment rappelé cet engagement de l'Eglise (discours du 16 septembre 2006 prononcé en clôture d'un congrès sur l'avenir des thérapies issues des cellules souches) en ces termes : « Tout au long de son histoire, l’Eglise a soutenu les recherches consacrées au traitement de maladies et au bien de l’humanité. Mais elle s’est opposée, et s’oppose encore, à celles qui conduisent à la suppression d’êtres humains, y compris ceux qui sont à naître. L’Histoire elle-même a condamné dans le passé, et condamnera dans le futur, une telle science, non seulement parce qu’elle est privée de la lumière de Dieu, mais aussi parce qu’elle est privée d’humanité ».

Mgr Rey s'est appuyé sur les propos du cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et président de la conférence épiscopale de France. En juin 2006, alors que l'Agence de la biomédecine venait de délivrer les premières autorisations de recherche sur l'embryon humain, le cardinal Ricard a en effet mis en garde contre « la mise en place d'un processus de réduction de l'embryon humain à l'état de moyen, ce qui constitue une grave transgression éthique » (cf. revue de presse du 30/06/06). Le cardinal Ricard rappelait aussi à cette occasion à l’Union européenne « le devoir moral de s’abstenir de promouvoir par le biais d’un financement communautaire ce type de recherche ».

Aussi l'évêque de Fréjus a-t-il réaffirmé que les catholiques « pour être en cohérence avec l’enseignement moral de l’Eglise », ne pouvaient promouvoir comme campagnes de dons que celles qui « offrent toutes les garanties éthiques nécessaires sur les expérimentations qu’elles soutiennent, en particulier vis-à-vis de l’embryon qui ne peut être considéré comme un simple matériau ». Mgr Rey a affirmé son souhait de voir développer « de nouvelles orientations de recherche, qui respectent l’éthique de la vie ».

Le journaliste de Var Matin cite Mgr Rey : « pas de science sans conscience, sans repère éthique et en considérant que l'embryon humain n'est pas un simple matériau de laboratoire. Chacun peut ensuite traduire en s'abstenant, en boycottant ou en œuvrant pour d'autres types de recherche ».

Sources : Gènéthique et Var Matin du 19/11/06