France: atmosphère "surréaliste" à l'Assemblée Nationale

Non à la recherche sur l'embryon humain

Paris, (Zenit.org) Philippe Gosselin | 740 clics

C'est dans des circonstances « surréalistes », que les députés français n’ont pas adopté, hier, 28 mars, dans la nuit, l’article unique de la proposition de loi visant à autoriser la recherche sur l’embryon humain. Philippe Gosselin, député de la Manche, fait le point dans ce communiqué.

"La protection de l’être humain demeure la règle !"

A 01h00 du matin le 29 mars 2013, et grâce à la ténacité courageuse de plusieurs collègues, l’Assemblée nationale française n'a pas voté l’article unique de la proposition de loi visant à autoriser la recherche sur l’embryon et les cellules souches embryonnaires humaines.

La course folle contre la montre a finalement donné raison à l'embryon!

Et pourtant, nous étions prêts à débattre comme il se doit sur un sujet aussi grave afin de rappeler le principe fondamental de la protection de l’être humain dès le commencement de sa vie, faire la lumière sur l’état de la science en la matière, et réaffirmer le fondement même de notre pacte républicain.

Les radicaux de gauche en ont décidé autrement. Alors qu’ils savaient depuis le début que leur niche parlementaire durait une journée et pas une minute de plus, ils ont longuement suspendu la séance pour tenter de la prolonger. Contraints par le règlement, ils ont fui le débat en quittant l’hémicycle dès 23h00, laissant la présidente de la commission des affaires sociales, et le gouvernement, désarmés, faire obstruction.

Obstruction de la majorité pendant plus d’une heure trente face à un groupuscule de députés de l’opposition! Du jamais vu ! Et cela pour éviter un débat de fond sur une proposition de loi qu’elle même soutient… Situation surréaliste telle qu’on n’en a jamais vue depuis la réforme constitutionnelle de 2008 ! Et qui traduit des dissensions au sein de la majorité et la fébrilité du pouvoir. 

« Voilà ce qui arrive lorsque l’on veut faire du catimini ! On n’avance pas masqué. Si le gouvernement voulait voter ce texte, ce n’est pas par le biais d’une niche parlementaire qu’il fallait s’y prendre, mais par celui d’un projet de loi, qui ne pourra pas passer outre un vrai débat public. »

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