France : Elections présidentielles et question de la fin de la vie

L’euthanasie divise

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ROME, Mardi 30 janvier 2007 (ZENIT.org) – En France, à l’occasion des prochaines élections présidentielles, une association favorable à l’euthanasie pose aux candidats la question de la fin de la vie, comme l’explique la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).



A quelques mois des élections présidentielles, l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD) veut adresser aux candidats et élus, un livre blanc intitulé « Fin de vie, une nouvelle loi est indispensable ». Pour les adhérents de l'ADMD, militants pro-euthanasie, la loi Léonetti sur la fin de vie ne va pas assez loi. Adoptée en avril 2005, la loi Léonetti prévoit « l'interdiction de l'obstination déraisonnable dans les traitements et autorise le soulagement de la douleur au risque d'abréger la vie », instaurant ainsi un « droit au laisser mourir ».

Le Parti socialiste (PS) prévoit dans son programme de saisir le Parlement : « cette loi aura pour objet de permettre aux médecins, dans les conditions strictes du respect de la volonté de leur patient, d'apporter une aide active aux personnes en phase terminale de maladie incurable ou placée dans un état de dépendance qu'elles estiment incompatible avec leur dignité ». Ségolène Royal a affirmé « être en plein accord » avec ce projet.

Le Front National (FN) se déclare hostile à toute remise en cause du caractère sacré de la vie.

L'Union pour la majorité présidentielle (UMP) et l'Union pour la démocratie française (UDF) s'en tiennent à la loi en vigueur. Pour Jean-Luc Préhel, responsable des questions de santé à l'UDF, la loi Léonetti est « suffisante ».

En revanche, Henriette Martinez, députée UMP des Hautes-Alpes a déposé une proposition de loi « à l'aide à la délivrance volontaire en fin de vie ».

Le Mouvement pour la France (MPF) refuse une loi dépénalisant l'euthanasie.

Selon le rapport de l'Institut national d'études démographiques (INED) sur la fin de vie en Europe (n°430, Janvier 2007), entre un quart et la moitié des décès en Europe seraient sujet à une décision médicale susceptible d'abréger la vie des patients.

Source: Le Monde (Cécile Prieur) 30/01/07