France : Impact de l’environnement sur la reproduction chez l’homme

Rencontres parlementaires « Santé et environnement »

| 1861 clics

ROME, Vendredi 15 décembre 2006 (ZENIT.org) – Les 4èmes rencontres parlementaires française « Santé et environnement », sont actuellement organisées par Nathalie Kosciusko-Morizet, député UMP de l'Essonne, sur l'impact de l'environnement sur la fertilité, indique la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org).



Le constat de troubles de la reproduction chez l'homme est avéré. Des études montrent les effets néfastes de certains facteurs chimiques et de « perturbateurs endocriniens » sur l'animal : phénomène de masculinisation ou féminisation chez certains animaux, baisse de la fertilité chez des poissons d'eau douce, ...

Le Pr Alfred Spira, professeur de santé publique, explique : « nous estimons que 15 % des couples en France n'obtiennent pas de grossesse en un an ». C'est surtout chez l'homme que l'on constate de plus en plus de « signes d'altération des fonctions génitales ».

Au Danemark, le Pr Niels Skakkebaek mène depuis 10 ans des travaux qui ont permis d'identifier ces différents troubles : baisse de la concentration des spermatozoïdes, augmentation du nombre de cancers des testicules, malformations de l'appareil génital et cela de manière trois fois plus importantes au Danemark qu'en Finlande.

Le Pr Skakkebaek explique que « la population danoise est davantage exposée à la pollution industrielle, aux pesticides et aux perturbateurs endocriniens ».
En France, aucune étude n'existe sur ce sujet. Fin 2007, un observatoire de la fertilité devrait être lancé.

NDLR : Un perturbateur endocrinien est une substance chimique exogène, des pesticides à la pilule contraceptive, ayant un impact sur l'équilibre hormonal.

© genethique.org
Chaque article présenté dans Gènéthique est une synthèse des articles de bioéthique parus dans la presse et dont les sources sont indiquées dans l'encadré noir. Les opinions exprimées ne sont pas toujours cautionnées par la rédaction.

Source : Le Monde (Gaëlle Dupont) 15/12/06