France : L'Eglise catholique et le Téléthon

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ROME, Jeudi 16 novembre 2006 (ZENIT.org) – « L'Eglise catholique et le Téléthon », titre aujourd’hui la revue de presse de la fondation Jérôme Lejeune (www.genethique.org) après de nouvelles prises de positions rappelant l’enseignement de l’Eglise.



« La participation au Téléthon, opération des plus médiatisées, pose des questions de conscience du fait même de la nature de certaines recherches que finance le Téléthon », rappelle la revue de presse.

Interrogé par le Journal de Saône et Loire sur l'appel du diocèse du Var à ne pas participer au Téléthon, Mons. Laffitte, vice-président de l'Académie pontificale pour la vie, explique qu'il n'a pas à « se mêler des décisions que prend un évêque dans son diocèse ».

« Néanmoins, ajoute Mons. Laffitte, je dois convenir qu'un chrétien, évêque ou simple croyant a le devoir de se conformer aux prescriptions du Magistère de l'Eglise ».

L'Eglise encourage la recherche sur les cellules souches adultes et s'oppose à l'utilisation des cellules souches embryonnaires qui détruit l'embryon. Pour l'Eglise, le respect de l'être humain est à chaque stade de la vie. Le pape Benoît XVI a déjà rappelé que « le droit fondamental et primordial à la vie de l'enfant embryonnaire dès sa conception est intangible ».

Mons. Laffitte explique qu' « aucune finalité, même noble en soi, (...), ne peut en quelque manière justifier l'expérimentation sur des embryons ou des fœtus humains vivants, viables ou non, dans le sein maternel ou en dehors de lui ». Selon lui, Mgr Rey, évêque de Toulon-Fréjus agit donc « en conformité avec la doctrine officielle de l'Eglise ».

Et de préciser : « On ne peut pas en effet encourager quelqu'un qui agit à l'encontre de ces directives ». Dans le même ordre d'idée, le Vatican a choisi de ne plus financer Amnesty International lorsque le bureau de la direction a voté la promotion de l'avortement dans le monde.

Toujours à propos du Téléthon, Mons. Aupetit, vicaire général de Paris, explique que « les chrétiens se sont associés dès le départ à cette œuvre généreuse. (...) Depuis, la plupart [des congrégations] se sont retirées de l’opération car les fonds recueillis étaient de plus en plus destinés à des travaux scientifiques éthiquement discutables ». Mons. Aupetit reprend les problèmes liés au Téléthon : le financement de l'Institut I-Stem qui est le premier centre français de recherche sur l'embryon, la présentation des « bébéthons » comme des bébés guéris alors que ce sont des bébés « survivants » (au stade embryonnaire, ces bébés ont été sélectionnés car ils étaient sains), la pression du Pr Marc Peschanski, financé par l'AFM, pour légaliser le clonage.

Pour Mons. Aupetit, « il faut aider la recherche. Mais lorsqu’elle porte sur l'être humain, elle doit plus encore que jamais accepter une réflexion éthique approfondie. Il s’agit de garantir la finalité humaine de la science ». Il conclut sur le clonage : « on est bien loin des objectifs initiaux et on comprend les sérieuses réserves de ceux qui posent la question : ‘La médecine est-elle au service de l'homme ou l'homme est-il au service de la médecine ?’ ».

Quant à l’archevêque de Paris, Mgr André Vingt-Trois, il a expliqué sur les ondes de Radio Notre Dame qu'il est légitime que des gens qui « financent la recherche de leur propre poche posent des questions sur les conditions éthiques dans lesquelles elles se déroulent ». Il a ajouté : « Si le Téléthon est une opération spectaculaire, il y a cependant d'autres moyens d'aider la recherche ».

Pour en savoir plus sur l'Eglise catholique face au Téléthon, consultez www.catholique-paris.com.

© genethique.org

Sources : Le journal de Saône et Loire 13/11/06 - Paris Notre Dame 16/11/06 - Famille Chrétienne 16/11/06 - www.catholique-paris.com