France : « Ne demeurons pas impassibles ! », appel de Mgr Podvin

Se mobiliser pour faire respecter ce qui est sacré

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ROME, Lundi 19 septembre 2011 (ZENIT.org) – « La liberté d'expression est à respecter comme sacrée ? Qu'elle respecte donc aussi ce qui est sacré ! », déclare Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la conférence des évêques de France, dans ces « 1000 signes » à l’occasion de « Golgota Picnic ». Il appelle à se mobilier pour faire respecter ce qui est sacré… pour plus d’un milliard d’êtres humains.

« Golgota Picnic » est une co-production franco-espagnole anti-chrétienne, voire blasphématoire. Cette piècedue à un hispano-argentin, Rodrigo Garcia, et qui a pour fond sonore les Sept dernières paroles du Christ en Croix de J. Haydn, arrive en France.

« Golgota Picnic », explique Mgr Podvin, est un spectacle programmé à Paris et Toulouse. Il blesse et blessera. Quel courage de s’en prendre à une religion dont le fondateur se tait tandis qu’on l’outrage ! La liberté d'expression est à respecter comme sacrée ? Qu'elle respecte donc aussi ce qui est sacré ! »

« Aucun euro public ne doit subventionner le cultuel ? », interroge encore Mgr Podvin, qui répond : « Qu'aucun euro public ne finance davantage une production qui dénigre un culte ! Ce n'est pas parce que le christianisme fut sociologiquement majoritaire qu'il doit être le fusible d’hystéries culturelles ».

« De nombreux citoyens non chrétiens partagent notre colère. Si vous êtes de cet avis, ne demeurez pas impassibles. Interpellez vos élus. Dites leur que l’inacceptable est indigne d'une démocratie. En novembre 2009, l’Union européenne a rappelé son attachement résolu à la promotion et à la protection de la liberté de religion. Les chrétiens sont actifs dans la cité. Solidaires de nombreuses causes. Qu'on les respecte aussi ! », insiste Mgr Podvin.

Après des représentations à Madrid et à Toulouse (Théâtre de Garonne, 16-20 novembre), la pièce est programmée à Paris (Théâtre du Rond-Point, 8-17 décembre), à l’occasion de la 40e édition du Festival d’automne de Paris (15 septembre-31 décembre), qui met des artistes argentins et mexicains à l’honneur, à l’occasion del'année du Mexique. Mais est-ce vraiment faire honneur au Mexique et à l’Argentine ?