France : parrains et marraines des cloches de Notre-Dame de Paris

Dont le pape Benoît XVI et pour l'année jubilaire

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 2239 clics

En tout, 9 personnalités et 18 enfants ont accepté d’être les parrains et marraines des 9 nouvelles cloches de la cathédrale Notre-Dame de Paris, à la demande du cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris. Ils seront présents lors de la bénédiction des cloches, samedi prochain, 2 février: le nonce apostolique, Mgr Ventura, au nom du pape. Déjà, pour le 12 décembre 2012, Benoît a adressé un message à tous les Parisiens. 

Parrain de l’une des cloches, le pape Benoît XVI fera parvenir un message à l’occasion de cette bénédiction.

Les parrains et marraines sont, pour les différentes cloches :

Marie :Son Altesse Royale la Grande-Duchesse de Luxembourg avec Marie et Louis-Marie (bénédiction à 17h00)

Gabriel : Monsieur le Chancelier Gabriel de Broglie avec Louise et Rémy

Anne-Geneviève : Madame Geneviève Mulliez avec Vinciane et David

Denis : Monsieur Denis Tillinac, écrivain, avec Nilan et Aurélien

Marcel : Monsieur Marcel Pérès, compositeur, avec Judith et Thomas

Etienne : Monsieur le Chanoine Etienne de Mesmay avec Rose et Jeroen

Benoît-Joseph : Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, représenté le samedi 2 février par Monseigneur Luigi Ventura, nonce apostolique en France, avec Lauriane et Thomas

Maurice : Dom Etienne Ricaud, père abbé de l’Abbaye de Fleury (où fut formé Maurice de Sully, évêque au XIIème siècle), avec Diane et Thomas

Jean-Marie : Monsieur Jean-Marie Duthilleul, architecte, avec Yann-Marie et Jean

Le bourdon donne le ton

Le nouvel ensemble campanaire fera entendre sa voix pour la première fois le 23 mars.

Fondre de nouvelles cloches et déposer les anciennes étaient devenu nécessaire, a confié à Zenit le recteur de la cathédrale, Monseigneur Patrick Jacquin, car les cloches offertes à la cathédrale en 1856 par Napoléon III, pour célébrer le baptême de son fils, n’étaient pas accordées et étaient endommagées.

Seul le bourdon Emmanuel, de la Tour Sud, dont le parrain est le roi Louis XIV, a échappé à la Révolution française : le son du nouvel ensemble a donc pu été accordé sur lui.

Il sonne pour les grandes fêtes comme Noël, Pâques, Pentecôte, ou la Toussaint et lors de grands évènements comme récemment la mort du pape Jean-Paul II et l’élection de Benoît XVI. Il pèse 13 tonnes et son battant, 500 kilos.

Ainsi, pour Monseigneur Jacquin, les cloches manifestent que la cathédrale est un lieu de vie, de rassemblement du peuple de Dieu : par leurs sonneries rythment en effet la vie des fidèles, appelant à la prière, marquant les offices de leur solennité.

Autrefois, elles permettaient aussi à tous les habitants de connaître l’heure ; bien qu’aujourd’hui tout le monde dispose d’une montre, elle continuent a égrainer le temps signifiant que la cathédrale est un lieu de vie : environ 13 millions de visiteurs par an viennent du monde entier (soit une moyenne annuelle de plus de 30 000 personnes par jour). Les jours de grande affluence, c’est plus de 50 000 pèlerins et visiteurs qui pénètrent dans la cathédrale. Ainsi, à Noël, la crèche sicilienne a connu une très grande affluence.

Et ce renouveau des cloches se situe dans le cadre de la célébration des 850 ans de la cathédrale qui compte sur des mécènes petits et grands pour couvrir les frais : plus de deux millions d’euro. 

Message de Benoît XVI

L’année jubilaire a été ouverte par le cardinal archevêque de Paris André Vingt-Trois le 12 décembre 2012. A cette occasion, le pape Benoît XVI a fait parvenir par son secrétaire d’Etat, le cardinal Tarcisio Bertone, un message lu à la fin de la messe par Mgr Luigi Ventura, nonce apostolique en France.

Il indique que Benoît XVI « s’unit volontiers à la joie des diocésains de Paris et de toutes les personnes qui ont œuvré à la réalisation de ce beau projet d’évangélisation » : Via viatores quaerit, je suis la voie qui cherche des voyageurs, comme le disait saint Augustin en parlant du Christ ».

« Puisse cette année jubilaire rassembler les fidèles de l’archidiocèse, dans une communion fraternelle et missionnaire, dans cette église cathédrale, qui est comme l’Eglise-mère, « le centre spatial et spirituel d’unité et de communion pour le presbyterium diocésain et pour toute le peuple saint de Dieu » (Jean-Paul II, Pastores gregis, n. 34) ».

Benoît XVI confie « l’avenir de l’archidiocèse de Paris » à « l’intercession maternelle de la Vierge Marie » et à ses saints patrons, et accorde sa bénédiction apostolique « à l’archevêque, aux prêtres, aux diacres, aux fidèles parisiens, ainsi qu’à toutes les personnes qui participent aux célébrations jubilaires ».

Au terme de la célébration religieuse, le ministre français de l’Intérieur, chargé des Cultes, M. Manuel Valls, a prononcé un discours sur le parvis, en tant que représentant du président de la République qui a accordé son haut-patronage au Jubilé.

Le ministre français souligne que la cathédrale Notre–Dame constitue « un symbole de la chrétienté », un « lieu spirituel majeur » mais aussi un « lieu de réflexion, d’introspection, de retour sur soi », « de rencontre avec l’art, la peinture, la sculpture, la musique sacrée ».

 « Il y a là, dit le ministre, quelque chose d’absolu et d’universel. Cet absolu et cet universel, c’est aussi le message que l’Église transmet à travers cet anniversaire ».

Les vitraux du beffroi

Le « Chemin du jubilé » et son beffroi de 13 m de haut ont également été inauguré le 12 décembre, sur le parvis de la cathédrale, avec des vitraux du Maître Jacques Chevalier, de 1936, dont un beau vitrail de la sainte patronne de Paris, sainte Geneviève. Ils n’ont jamais été placés dans la cathédrale, à l’époque du ministre André Malraux qui avait opté pour des vitraux non-figuratifs. Le chemin se termine en gradins pour permettre de s’asseoir et contempler la magnifique façade sous un angle inédit. 

Tout au long de l’année jubilaire, des expositions autour des métiers d'antan en lien avec la cathédrale (tailleurs de pierre, maîtres verriers, etc.) seront présentés.

Cette structure temporaire installée sur le parvis permet de contempler la façade sous un angle nouveau.

Les anciennes cloches seront conservées et accessibles au public en un lieu encore à définir, a précisé à Zenit Mgr Jacquin.