France : première convention melkite européenne

Enracinement dans la foi et dans la Tradition

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ROME, vendredi 26 octobre 2012 (ZENIT.org) – La première Convention melkite européenne approfondira la foi et la tradition des fidèles melkites européens, afin qu’ils soient « d'authentiques témoins », annonce un communiqué du Patriarcat grec-melkite catholique d’Antioche et de tout l’Orient, d’Alexandrie et de Jérusalem.

Cette convention se tiendra en France, en Corrèze, à l’abbaye d’Aubazine – propriété patriarcale – , du 1er au 3 novembre prochain, sur le thème: « Etre Melkite en Europe. L'enracinement dans la Foi et dans la Tradition ».

L’Eglise grecque melkite catholique s’y prépare depuis un an, selon la volonté de son patriarche Gregorios III, qui donnera lui-même une conférence intitulée: « Après l’exhortation apostolique « Ecclesia in Medio Oriente » : Communion et témoignage pour une nouvelle évangélisation ».

La convention a pour but premier de « fidéliser » les fidèles afin qu'ils puissent être « d'authentiques témoins là où ils se trouvent », précise une lettre de Gregorios III annonçant la convention.

Il fait part de son attention pour « chacun des fidèles dans chacune des éparchies comme dans les pays arabes, d'Europe ou des Amériques et de la diaspora ».

Suite à ses « fréquentes » visites en Europe, le patriarche se dit « convaincu » de l'urgence de tenir une « convention melkite rassemblant et réunissant tous les fidèles vivants en Europe ».

Cette réunion des paroisses et des centres melkites d’Europe occidentale permettra « de faire connaissance et mieux s'apprécier, de créer des liens entre nous, de découvrir comment chacun vit en communauté, en paroisse ou individuellement sa communion et son témoignage, dans le droit fil du Synode pour le Moyen-Orient réuni à Rome en octobre 2010 », précise-t-il.

Citant Jean-Paul II, il rappelle que l’Église melkite est « forte et cohérente », « cohérente avec elle-même, avec sa foi, en symbiose avec l’environnement où Dieu l’a placée, développant la communion entre ses membres ».

Mais cela ne peut se faire que si ses membres sont « enracinés dans leur foi et leurs traditions », souligne-t-il, ce que la convention propose d’approfondir.