France : Rassemblement de soutien aux chrétiens d’Irak et d’Orient

Le dimanche 14 novembre à 14h à Paris

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ROME, Mardi 9 novembre 2010 (ZENIT.org) - Après la prise d'otages sanglante perpétrée contre des chrétiens d'Irak, le 31 octobre dernier, un rassemblement de soutien aux chrétiens d'Irak et d'Orient est organisé le dimanche 14 novembre 2010 à 14h à la Statue de la Liberté sur le pont de Grenelle à Paris.

Dans un communiqué, l'Eglise Syriaque Catholique Saint Ephrem de Paris, l'Eglise Syriaque Saint Severyos de Coubron, l'Eglise Syriaque Orthodoxe Sainte-Marie de Montfermeil et l'Institut Assyro-Chaldéen-Syriaque [IACS] condamnent fermement l'attentat qui a visé, le 31 octobre dernier, l'église Syriaque Catholique Al-Najat de Bagdad.

Le carnage de dimanche s'est soldé par la mort de 53 personnes, dont des enfants, et a fait plus de 60 blessés, parmi les fidèles présents à la messe et les forces de l'ordre, affirment-ils. Après la série d'attentats à la voiture piégée qui a visé mardi 2 au soir, la communauté chiite de Bagdad, les chrétiens irakiens restent dans la ligne de mire d'Al-Qaïda.

Les signataires précisent que sur les 800 000 chrétiens qui vivaient dans ce pays, 300 000 ont déjà pris le chemin de l'exil (population totale : 31 millions, selon le recensement de 2008).

Nous appelons la communauté internationale - et particulièrement la France - à mettre tous les moyens en œuvre, de concert avec l'Etat irakien, pour que le peuple assyro-chaldéen-syriaque puisse vivre en sécurité sur ses terres ancestrales et que ses droits légitimes soient enfin assurés et respectés en Irak, affirment-ils.

Les chrétiens d'Orient, dont les Coptes, sont l'un des éléments importants d'un paysage régional riche de ses minorités. Au-delà de la nécessaire pacification de l'ensemble du territoire irakien, le maintien de la diversité culturelle et religieuse en Irak sera porteur d'espoir de paix pour tout le Moyen-Orient, où juifs, musulmans et chrétiens ont cohabité durant des siècles.

A l'inverse, la disparition des minorités chrétiennes d'Irak signerait en quelque sorte la rupture de l'Orient avec l'Occident, parachevant du même coup les génocides qui ont décimé les Assyro-Chaldéen-Syriaques, les Arméniens et les Grecs de l'Empire ottoman entre 1915 et 1923.

Va-t-on laisser le champ libre aux extrémistes, partisans de la violence et de la haine ? Va-t-on accepter que les chrétiens de la région soient « des cibles légitimes » ? conclut le communiqué.