France : Solidarité des évêques avec la démarche des évêques colombiens

Des « accords humanitaires qui mettraient fin au fléau de la prise d’otages »

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ROME, Vendredi 21 décembre 2007 (ZENIT.org) - A l'occasion de Noël, le cardinal Vingt-Trois exprime la solidarité de l'Eglise de France avec l'Eglise de Colombie et spécialement les otages. Il évoque le sort de Mme Ingrid Betancourt.

Le cardinal André Vingt-Trois, archevêque de Paris et président de la conférence des évêques de France, a adressé un message, le 20 décembre, à Mgr Luis Augusto Castro Quiroga, archevêque de Tunja et président de la conférence épiscopale de Colombie.

« Vous avez déclaré la disponibilité de l'Eglise colombienne à offrir ses bons offices pour mener à terme des accords humanitaires qui mettraient fin au fléau de la prise d'otages et permettraient d'engager des processus de paix et de réconciliation. Nous aimerions que vous sachiez notre solidarité avec vous dans cette conviction et cette démarche », écrit le cardinal.

Le cardinal Vingt-Trois exprime la solidarité de l'Eglise de France envers la population colombienne : « En ces jours où nous nous préparons à célébrer la venue en ce monde du Christ qui nous libère de nos servitudes et ouvre pour tout homme des chemins de réconciliation et de bonheur, l'Eglise de France se sent proche et solidaire de votre peuple, et de ses souffrances, des nombreuses victimes du conflit armé qui déchirent votre pays et en particulier de tous ceux qui sont retenus en otage depuis de nombreuses années par des groupes de guérilla et sont empêchés de vivre au milieu de leurs proches la joie de Noël ».

Il salue l'engagement des évêques de Colombie et leur souci des « hommes dans la souffrance » : « Nous connaissons l'engagement de l'épiscopat colombien pour résoudre la grave crise humanitaire qui affecte tant d'hommes et de femmes de ce pays et pour mettre en œuvre des programmes de paix et de réconciliation. Nous savons en particulier vos efforts inlassables de médiation pour faire prévaloir un accord qui règlerait le destin des otages détenus par les FARC ».

L'archevêque de Paris ajoute, à propos de Mme Betancourt : « L'Eglise de France a évidemment une pensée particulière pour notre compatriote qui est aussi la vôtre, Mme Ingrid Betancourt. La lettre qui a été diffusée récemment nous a remplis d'émotion devant son courage et sa foi. Nous formons les vœux les plus fervents pour qu'elle-même et ceux qui subissent un sort pareil au sien retrouvent bientôt une vie digne et sereine ».

Et de conclure sur cette espérance : « L'Eglise de France se réjouit aussi de savoir que de nouvelles voies politiques et diplomatiques sont explorées et qu'il y a de nouvelles espérances pour ceux qui sont privés de leur liberté et pour leurs familles qui attendent leur retour depuis si longtemps. Puissent la raison et le sens du bien être créateurs de dialogue et d'humanité ».