France : Un pédiatre analyse les modèles familiaux

Les effets des « nouveaux modèles »

| 1604 clics

ROME, Mardi 13 mars 2007 (ZENIT.org) – Sous le titre « Les nouveaux modèles familiaux », la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune évoque l’analyse publiée par Le Figaro sur les « modèles familiaux » (www.genethique.org).



Le quotidien français Le Figaro publie en effet une analyse sur les modèles familiaux d'Aldo Naouri, pédiatre et auteur de « Adultères » (Ed. Odile Jacob, 2006). Il se félicite d'abord de la politique d'aide aux familles menée par la France.

Aldo Naouri constate que si la santé des enfants n'a jamais été aussi bonne, on a vu apparaître chez ces derniers de nouvelles pathologies qui affectent « le cours du développement et celui des acquisitions (...) l'équilibre relationnel et affectif (...), les retards aux apprentissages scolaires ». L'hyperactivité est aussi de plus en plus fréquente. Ces évolutions pourraient être dues au « changement du statut de l'enfant et à la manière dont les parents ont profondément changé le rapport qu'ils ont à lui ». 1975, date de la maîtrise totale de la contraception, marque un tournant majeur : « le désir inconscient parental peut être censuré par la volonté : il ne peut plus y avoir d'enfants "non voulus" ». « L'enfant est devenu du coup le pur produit de l'activité sexuelle de ses parents ».

Ainsi, l'enfant s'ajoute « à la catégorie des autres produits de notre société de consommation » et met ses parents « dans une position où ils se sont trouvés écrasés par une plus grande responsabilité à son endroit ». En résulte « l'infantolâtrie » et la sacralisation de l'enfant. Autrefois l'enfant devait rester dans les limites fixées par ses parents ; aujourd'hui « les parents se sont mis à vouloir être aimés de cet enfant, ne lui posant pas de limites, le comblant à l'extrême en se lançant dans de véritables stratégies de séduction ».

Aldo Naouri ajoute que « les enfants évoluent désormais dans des modèles familiaux variés » qui « génèrent souvent des réactions qui leur sont spécifiques mais dont on ne veut rien savoir au motif - idéal démocratique et promotion de l'inventivité oblige - qu'il ne faut pas les penser sur fond du modèle de la classique famille nucléaire, rebaptisée "traditionnelle" ». Néanmoins deux tendances se remarquant également dans ces nouveaux modèles familiaux : « l'affaiblissement du pôle paternel » et le « renforcement de la puissance maternelle ».

Source : Le Figaro (Aldo Naouri) 13/03/07