"G20": Des agences catholiques pour des mesures d'urgence

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ROME, jeudi 3 novembre 2011 (ZENIT.org) – L’alliance internationale des agences catholiques de développement, CIDSE, appelle les dirigeants des pays du G20 réunis à Cannes, en France, les 3 et 4 novembre, à « réformer » le système financier mondial et à « sortir de la crise » les économies par le bais de solutions « justes et favorables » au développement.

À la veille du sommet des chefs d’État et de gouvernement des 20 pays industrialisés et émergents du monde, la CIDSE, a envoyé une série de recommandations aux dirigeants, estimant dans un communiqué que les « mesures anticrise envisagées jusqu’ici par les pays du G20 ne sont pas assez musclées pour rompre avec les habitudes ni pour améliorer le sort des plus pauvres ».

« Le G20 se cramponne à un modèle de croissance dépassé, qui délaisse les plus pauvres et ne leur permet ni de profiter ni de contribuer à l’économie », souligne la CIDSE.

L’Alliance demande donc aux économies les plus avancées, de faire preuve à ce sommet d’ « un effort concerté » pour « changer les choses », prenant des mesures d’urgence pour « réguler la finance mondiale et dissuader la spéculation, s’atteler à la question de la dette souveraine et réformer le système monétaire international ».

D’après Chris Bain, Président de la CIDSE, une taxe mondiale sur les transactions financières pourrait largement contribuer à stabiliser le système financier et à financer la lutte contre la pauvreté et le changement climatique.

« Nous espérons que les dirigeants du G20 qui ont jusqu’ici refusé d’envisager le potentiel et l’urgence de cette taxe, lui apporteront également leur soutien. », commente-t-il.

« Quelques petits ajustements de cap ne suffiront pas. », insiste la CIDSE dans son communiqué.

L’imprévisibilité des prix alimentaires et l’évasion fiscale sont deux sujets auxquels le G20 devrait s’atteler de toute urgence.

Créée en 1967, la CIDSE, fonde son action sur les valeurs de la doctrine sociale de l’Église : solidarité, option préférentielle pour les pauvres, justice et paix. Son action de plaidoyer touche à la gouvernance mondiale, aux ressources allouées au développement, au changement climatique, au commerce et à la sécurité alimentaire, aux politiques de développement de l'UE, aux entreprises et aux droits humains.