Grande-Bretagne : l'avortement n'est pas une intervention de routine

Lettre des évêques au ministère de la santé

Rome, (Zenit.org) Rédaction | 434 clics

« L’avortement n’est pas une intervention de routine », soulignent les évêques d’Angleterre et du pays de Galles dans un message au ministère de la santé.

Dans une lettre ouverte au ministre de la santé Jeremy Hunt, Mgr Peter Smith, président du bureau épiscopal pour la responsabilité chrétienne et la citoyenneté, fait part de la préoccupation des évêques face à la consultation sur l’avortement lancée par le ministère.

Cette consultation vise à modifier la loi nationale en vigueur depuis 1967, qui n’autorise l’interruption volontaire de grossesse (IVG) que lorsqu’il y a « danger présumé pour la santé physique ou psychique de la femme enceinte ou des enfants ».

Elle entend dispenser la femme qui envisage l’IVG de consulter un médecin et ouvrir la possibilité de la pratique aux infirmiers : l’avortement pourra donc se faire en dehors d’une clinique, « dans l’intimité privée du domicile ».

Les nouvelles procédures, note Mgr Smith, voudraient « éliminer le sens éthique d’un tel acte, en le réduisant à une simple intervention médicale », presque « une routine ».

Mais pour l’archevêque de Southwark, il s’agit d’une « tragédie personnelle et sociale ». C’est pourquoi il invite le ministre à « un débat plus large et plus ouvert » pour discuter « de manière claire et franche sur une question aussi délicate et difficile ».

Il souligne que « l’opposition de l’Eglise catholique à l’IVG est claire et bien connue », mais que « de nombreuses personnes, qui ne sont pas forcément en ligne avec la doctrine de l’Église, sont tout aussi troublées par les quelque 200.000 avortements enregistrés chaque année » : « une tragédie humaine et sociale à vaste échelle ».

Mgr Smith rappelle les efforts de l’Eglise pour « essayer de réduire le recours à l’avortement, en aidant les femmes qui n’acceptent pas leur grossesse, en apportant un soutien social et financier à leurs familles ».

Traduction d’Océane Le Gall