Handicap mental : La sagesse chrétienne c’est voir en chacun un enfant de Dieu

"Dignité et droits de la personne handicapée mentale"

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CITE DU VATICAN, Vendredi 9 janvier 2004 (ZENIT.org) –La sagesse chrétienne c’est voir en chacun un enfant de Dieu, souligne le cardinal Barragan à l’issue du symposium international organisé au Vatican par la congrégation pour la Doctrine de la foi sur le thème : "Dignité et droits de la personne handicapée mentale", et auquel le pape Jean-Paul II a adressé un message dans ce sens (cf. ZF040108).



Le cardinal Javier Lozano Barragan, président du conseil pontifical pour la pastorale du monde de la santé commentait le message de Jean-Paul II au micro de Radio Vatican en disant: "Le Saint-Père dit que la sagesse va au-delà de l’apparence, et que "la sagesse chrétienne est de voir en tout être humain un enfant de Dieu dans lequel il y a l’image du Seigneur, même si les apparence peuvent parfois être contradictoires"".

"Les capacités mentales et humaines des personnes qui ont un handicap et n’arrivent pas toujours à s’exprimer, continuait le cardinal mexicain, sont égales et parfois supérieures à celles d’autres personnes. Voilà pourquoi le pape parle contre la superficialité de ceux qui jugent seulement sur les apparences".

Le cardinal commentait le passage du message du pape consacré à l’éducation affective en disant: "Parler de l’aspect affectif et sexuel, c’est parler de l’origine de la vie. Donc, le pape explique comment des personnes porteuses d’un handicap sont porteuses de vie, et en tant que porteuses de vie, il est nécessaire que rappeler que la vie ne dépend pas du handicap, mais du plan de Dieu".

A propos des expériences de vie communautaire, dont parle Jean-Paul II le cardinal Barragan précise: "Je pense en particulier à tant d’œuvres en Italie comme celle de Don Guanella, le "Cottolengo" de Turin, qui sont des preuves tangibles de ce que signifie vivre pleinement le christianisme dans toute son amplitude".

Quant à nos sociétés, le cardinal Barragan affirmait: "Je pense qu’on commence à être plus conscient de la dignité et des droits de ces personnes. Je pense que le mouvement porte à une reconnaissance de la pleine personnalité humaine de ces personnes, que l’on appelle plus – officiellement – "handicapés", mais "personnes avec d’autres capacités"."