Heure Sainte avec le saint Padre Pio

Veille du Premier Vendredi du mois, en communion avec Paray-le-Monial

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Heure Sainte

Paray-le-Monial, Jeudi 5 septembre 2013

Avec Padre Pio

à l’occasion du 45e anniversaire de sa naissance au Ciel, le 23 septembre 1968

Textes tirés de « L’Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers – Heure Sainte », Téqui 2008

Exposition du Saint-Sacrement

Chant :           Seigneur Jésus, tu es présent dans ton Eucharistie.

                        Dans cette hostie nous t’adorons et nous te magnifions.

                        Toi qui es Dieu, toi qui es roi, tu nous as tout donné.

                        Tu es le Christ, tu es l’Agneau  Immolé sur la croix.

                        Dans ta passion tu as porté chacun de nos péchés.

                        Ton sang versé nous a lavés et nous a rachetés.

I- « Après le chant des psaumes, ils partirent pour le mont des Oliviers. […] Ils parviennent à un domaine du nom de Gethsémani, et il dit à ses disciples : "Restez ici tandis que je prierai." Puis il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à ressentir effroi et angoisse. Et il leur dit : "Mon âme est triste à en mourir ; demeurez ici et veillez." Etant allé un peu plus loin, il tombait à terre, et il priait pour que, s'il était possible, cette heure passât loin de lui. Et il disait : "Abba (Père) ! tout t'est possible : éloigne de moi cette coupe ; pourtant, pas ce que je veux, mais ce que tu veux !" Il vient et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : "Simon, tu dors ? Tu n'as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation : l'esprit est ardent, mais la chair est faible." »

(Marc 14, 26.32-38)

Ö Jésus, ce cheminement du Cénacle au Jardin des Oliviers a toujours profondément touché mon cœur ; j’y contemple l’effusion d’un amour qui s’abîme et se fond en ceux qui vous aiment, la manifestation d’un amour avide de s’immoler pour les hommes, afin de les racheter de l’esclavage du péché.

Il se prosterne, le visage contre terre, devant la majesté de son Père. Cette auguste Face dont l’ineffable beauté ravit les anges et les saints du ciel dans une éternelle extase, la voilà maintenant, sur terre, totalement défigurée. Ô mon Dieu ! Mon Jésus ! Ne seriez-vous plus le Dieu du ciel et de la terre, égal en tout à votre Père ? On le croirait à vous voir dans cet état d’humiliation où vous avez perdu jusqu’à la ressemblance même de l’homme ? Ah, je comprends ! C’est pour apprendre, à mon orgueil que, pour traiter avec le ciel, je dois me tenir dans une attitude de profonde humilité. C’est pour réparer et expier ce même orgueil que vous vous humiliez ainsi devant votre Père. Et c’est grâce à vos humiliations qu’il daignera pardonner à la créature superbe. C’est pour la réconcilier avec le ciel que vous vous prosternez sur la terre, comme pour lui donner le baiser de paix. Ô Jésus, soyez à jamais béni et remercié par tous les hommes pour tant d’abaissements et d’humiliations, par lesquels vous nous avez ramenés à Dieu et unis à lui dans les embrasements du saint amour.

Prière

Seigneur Jésus, nous t’adorons dans ton humiliation extrême au Jardin de l’Agonie. Garde nous de l’orgueil ou de la routine face à ce Mystère d’abaissement que tu as voulu vivre pour nous sauver et nous réconcilier avec ton Père et notre Père. Accepte l’hommage de notre très imparfaite reconnaissance. Toi qui vis et règnes...

Silence

Chant :           Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, Aie pitié de nous.

Nous n’avons porté ni le poids du jour ni la brûlure du soleil.

À la onzième heure, nous venons à toi.

Sauve-nous, prends pitié de nous.

II- « Il vient et les trouve en train de dormir ; et il dit à Pierre : "Simon, tu dors ? Tu n’as pas eu la force de veiller une heure ? Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation. L’esprit est ardent, mais la chair est faible." Puis il s’en alla de nouveau et pria, en disant les mêmes paroles » (Marc 14, 37-39)

Son cœur déchiré a besoin de réconfort, l’abandon où il se trouve, la lutte que, seul, il doit soutenir, le déterminent à chercher du soulagement.

Lentement, il se relève, fait quelques pas en chancelant et se dirige vers ses disciples, pensant trouver auprès d’eux un peu de compassion. Eux, ses apôtres qui ont vécu si longtemps avec lui, qui ont reçu de lui tant de confidences, comprendront sans doute ses angoisses intimes et l’immensité des épreuves qu’il aura à supporter avant de mourir. Ils sauront, eux, lui apporter un peu de consolation.

Hélas ! quelle désillusion, ô Jésus, vous les trouverez plongés dans un profond sommeil ! Et vous vous sentirez encore plus seul dans l’immense solitude de votre esprit.

« Simon, tu dors ? » Plainte de l’Agneau voué au sacrifice, plainte d’un cœur profondément blessé, abandonné, seul, sans aucun soulagement…

Ô Jésus, combien d’âmes généreuses, touchées par vos gémissements, sont venues vous tenir compagnie ici, dans ce jardin, pour partager votre amertume et votre angoisse mortelles ! Combien de cœurs, au cours des siècles, ont répondu généreusement à votre appel ! Que toutes ces âmes vous soient donc un réconfort à cette heure suprême ; que ces âmes qui, mieux que les disciples, partagent les angoisses de votre Cœur, coopèrent avec vous à leur propre salut et à celui des autres ! Et faites que, moi aussi, ô Jésus, je sois du nombre des natures généreuses pour vous apporter ma part de soulagement.

Prière

Seigneur Jésus, donne-moi ta force, lorsque, en prévision des maux futurs, ma nature, par suite de sa faiblesse, serait portée à se révolter, afin que je puisse affronter, comme toi, avec une paix tranquille et sereine, toutes les peines et les tourments que j’aurai à surmonter sur cette terre d’exil. En tout, je m’unis à tes mérites, à tes souffrances, à tes expiations, à tes larmes, pour coopérer avec toi à mon salut et fuir le péché, unique cause de ta sueur de sang et de ta condamnation à mort. Toi qui vis et règnes...

Silence

Chant :           Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, Aie pitié de nous.

Nous avons péché contre le ciel et contre toi,

et comme le prodigue nous te supplions,

en ton pardon, accueille-nous.


III- De nouveau, il vint et les trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis ; et ils ne savaient que lui répondre. Une troisième fois il vient et leur dit : "Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’en est fait. L’heure est venue : voici que le Fils de l’homme va être livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons !" (Marc 14, 40-42)

Ô Jésus, quelle peine je découvre dans votre cœur déjà si rempli et débordant d’angoisse ! Je vous vois quitter vos apôtres le cœur brisé. Ah ! si au moins je pouvais vous soulager, vous procurer un peu de consolation ! Mais je ne peux faire autre chose que de gémir auprès de vous. En méditant l’immensité de vos douleurs, des larmes abondantes coulent de mes yeux, larmes d’amour pour vous, larmes  de contrition pour mes péchés. Puissent-elles jaillir jusqu’au trône du Père et implorer sa miséricorde pour vous et pour tant d’âmes qui sont encore plongées dans le sommeil du péché et de la mort !

Il se relève, fort et invincible, comme un lion sur le lieu du combat. Ah ! je le sens, l’arme de la prière vous a donné la victoire, l’esprit a triomphé de la faiblesse de la nature. Vous avez trouvé des forces dans la prière et maintenant vous pouvez tout affronter. Vous voulez que je suive votre exemple, ô Jésus, et que dans la douleur je m’adresse au ciel avec confiance, comme vous l’avez fait vous-même.

Levez-vous sortons d’ici, ce n’est plus l’heure du sommeil, l’ennemi est à la porte. Mon heure est arrivée, celle de la grande miséricorde pour l’humanité.

Prière

Seigneur Jésus, détruis en moi tout ce qui te déplaît et, avec le feu sacré de ta charité, imprime tes douleurs dans mon cœur, attache-moi à toi avec des liens si étroits et si suaves que jamais plus je ne t’abandonne dans tes douleurs, et qu’au milieu des épreuves de cette vie je me réfugie toujours dans ton Cœur pour y puiser force et réconfort. Toi qui vis et règnes...

Silence

Chant :           Ô Dieu saint, Ô Dieu fort, Ô Dieu immortel, Aie pitié de nous.

Ô Toi le longanime qui fais sans fin miséricorde,

Fais-nous grâce en ton amour ;

En ta tendresse, guéris-nous.

Tantum ergo – Bénédiction du Saint Sacrement – Louanges divines – Salve Regina

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Chants tirés du carnet Il est vivant (A.V.M. - 71600 Paray-le-Monial)