Il est beau d'être missionnaire, par le P. Gheddo

Semaine missionnaire mondiale

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ROME, jeudi 20 octobre 2011 (ZENIT.org) – En 2011, Barlassina dans la province de Milan (environ 6.000 habitants), célèbre le centenaire de la naissance de trois fils du pays qui sont devenus missionnaires des Pime. Une célébration importante pour la population et solennisée par un petit livre, une riche exposition photographique des trois missionnaires, des cérémonies religieuses et une conférence au théâtre de l’ « Oratorio maschile » avec environ 300 participants dont le maire du pays, le curé don Sandro Chiesa et trois autres prêtres.

« Le 15 octobre, j'ai tenu une conférence, présentant brièvement les trois pères que j'ai vu à l’œuvre : Luigi Galbusera en Birmanie, Luigi Pozzoli en Inde et Luigi Roncoroni au Brésil (dans les années 80, il a été au Centre missionnaire Pime de Milan).

Dans la deuxième partie de ma conférence, en accord avec don Lorenzo Chiesa, j’ai parlé de la vocation missionnaire aujourd’hui. Trois points développés à partir du message du pape pour la journée mondiale des missions qui sera célébrée dans le monde le dimanche 23 octobre.


Tout d'abord, la mission est toujours plus nécessaire et urgente, spécialement en Asie où le progrès économique et social fait comprendre à beaucoup que seul le christianisme apporte des réponses au problème de la modernité, car seul le christianisme humanise l’homme. Les religions traditionnelles se découvrent inadaptées au monde moderne et veulent se moderniser en imitant de multiples manières les Eglises chrétiennes, mais beaucoup comprennent que les principes de ces religions ne sont pas en accord avec le développement moderne, la dignité et l’égalité de l’homme et de la femme.

Ensuite,  la mission de l’Eglise est celle de tous les baptisés : le don de la foi et le baptême rendent missionnaires du Christ (Marcello Candia). En Corée, par exemple, on ne comprend pas qu’un catholique soit passif. Beaucoup de conversions d’adultes (300-400 adultes à l’année pour chaque paroisse) et durant un catéchuménat de deux années, les catéchumènes doivent s’engager au service de la paroisse pour l’annonce du Christ aux non-chrétiens, selon les capacités et les possibilités de chacun. Les catholiques sont actifs dans l’Eglise, pas passifs. Pour réévangéliser l’Italie, nous devons aussi être actifs.

Enfin, si le Seigneur vous appelle, ne dites pas non. Après 58 années de sacerdoce, je peux vous dire qu’il est beau d’être prêtre, qu’il est beau d’être missionnaire. Si vous vous donnez tout au Christ et à l’Eglise du Christ, vous aurez une vie pleine, sereine et heureuse, malgré les difficultés et les souffrances de chaque personne. Un(e) jeune qui devient missionnaire, prêtre, religieux ou religieuse, n’est pas une perte pour la famille ou la paroisse, mais le signe le plus beau de la foi et de la générosité de cette famille et de cette paroisse. Et Dieu ne peut pas ne pas récompenser cet acte de générosité en laissant mûrir et partir une vocation pour la mission ad gentes.

Les réactions ont été positives. Ce sont des graines que l’on jette et qui mûriront, espérons-le, par la prière.

Piero Gheddo