Il faut éduquer les communautés chrétiennes à accueillir les Gitans

Intervention de Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Vincenza (Italie)

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ROME, Jeudi 4 Mars 2010 (ZENIT.org) - Mgr Cesare Nosiglia, archevêque de Vincenza (Italie), a invité les communautés chrétiennes à apprendre à connaître et accueillir la présence des communautés Gitanes.

L'archevêque s'est exprimé sur Radio Vatican, le 3 mars, après être intervenu le jour même lors de la rencontre des directeurs nationaux de la pastorale des Tziganes en Europe qui se déroule du 2 au 4 mars à Rome sur le thème « Sollicitude de l'Eglise envers les Gitans : situations et perspectives ».

Mgr Nosiglia est intervenu lors de cette rencontre sur le thème de la pastorale des Gitans dans le contexte du territoire et du diocèse.

Sur les ondes de Radio Vatican, il a indiqué les priorités pour favoriser une intégration qui respecte l'identité des communautés gitanes.

« Il faut avant tout éduquer les communautés chrétiennes - à commencer par les paroisses, les prêtres, les conseils pastoraux - à accueillir la présence des Gitans, en faisant connaissance, en allant les trouver, en cherchant à vérifier quelles sont leurs exigences, leurs problèmes, en les aidant, en particulier pour la scolarisation des enfants, pour les femmes enceintes en difficulté...c'est-à-dire des choses très concrètes », a-t-il affirmé.

A ses yeux, il faut favoriser « un engagement de base pour l'Eglise, quelque chose qui entre dans la pastorale ordinaire ».

Bien souvent, lorsque l'on parle des Gitans, « on s'affole parce qu'on dit ‘ils volent, ils sont violents, ils ne travaillent pas' ». « Beaucoup de stéréotypes qui n'ont pas de raison d'être. Le devoir de l'Eglise est donc d'éduquer », a-t-il estimé.

Par ailleurs, Mgr Nosiglia a jugé important de « stimuler, solliciter un dialogue avec les institutions civiles » pour qu'elles donnent la possibilité aux Gitans de suivre « des parcours d'insertion sociale » sur des thèmes fondamentaux comme l'école, le travail ou encore la maison.

Enfin, l'archevêque de Vincenza a souligné la nécessité pour les Gitans d'accueillir « les règles du pays où ils se trouvent ». « En parlant avec eux, on se rend compte qu'ils sont disponibles pour accomplir des parcours d'insertion sociale, en ce qui concerne le travail, l'étude des jeunes... Mais ils ont leur nature, leur mentalité », a expliqué le haut prélat. « Il faut donc du temps pour s'adapter à un certain style, à une certaine manière de vivre dans nos sociétés ». Mais s'il faut faire « le chemin ensemble, chacun doit en faire un peu ».

Marine Soreau