Il y a 50 ans, la décision « providentielle » de convoquer le concile

Pour Benoît XVI, une « contribution fondamentale » à l’œcuménisme

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ROME, Lundi 26 janvier 2009 (ZENIT.org) - La décision de Jean XXIII de convoquer le concile Vatican II, il y a 50 ans, a été une « décision providentielle » et « suggérée par l'Esprit Saint », déclare Benoît XVI qui souligne la « contribution fondamentale » du concile  à l'œcuménisme. Mais il faut aller plus loin encore, demande le pape qui manifeste son « enthousiasme » pour les progrès de l'unité des chrétiens.

Pas d'œcuménisme sans conversion intérieure

L'homélie de Benoît XVI, au cours des vêpres œcuméniques, dimanche soir, en la basilique Saint-Paul hors les Murs, en conclusion de la grande semaine de prière pour l'Unité des chrétiens, était d'autant plus attendue que c'était, jour pour jour, le  50e anniversaire de l'annonce solennelle de la convocation du concile Vatican II, faite par le bienheureux pape Jean XXIII, en ce même lieu, le 25 janvier 1959, en la fête de la conversion de saint Paul.

« De cette décision providentielle, suggérée à mon vénéré prédécesseur, selon sa ferme conviction, par l'Esprit Saint, a découlé aussi une contribution fondamentale à l'œcuménisme », a affirmé le pape, en citant notamment le décret conciliaire sur l'Oecuménisme, « Unitatis Redintegratio » (UR).

Benoît XVI a rappelé que Jean XXIII a annoncé « sa volonté de convoquer « un concile œcuménique pour l'Eglise universelle » aux cardinaux réunis dans la salle capitulaire du Monastère de Saint-Paul, « après avoir célébré la messe solennelle en la basilique ».

Effusion de la charité

Dans le décret conciliaire du 21 novembre 1964, le pape souligne ce passage : « Il n'y a pas de véritable œcuménisme sans conversion intérieure. En effet, c'est du renouveau de l'âme (cf. Ep 4, 23), du renoncement à soi-même et d'une libre effusion de charité que partent et mûrissent les désirs de l'unité » (n. 7).

Le pape prend acte des progrès de l'œcuménisme depuis le concile en soulignant notamment le travail du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, actuellement présidé par le cardinal Walter Kasper et il indique deux « directions » à suivre.

« L'attitude de conversion intérieure dans le Christ, de renouveau spirituel, de charité grandissante envers les autres chrétiens a donné lieu à une situation nouvelle dans les relations œcuméniques. Les fruits des dialogues théologiques, avec leurs convergences et avec une identification plus précise des divergences qui demeurent encore, poussent à poursuivre courageusement dans deux directions : dans la réception de ce qui a été positivement atteint, et dans un engagement renouvelé pour l'avenir », a demandé le pape.

Tâche ardue mais enthousiasmante

Benoît XVI  a manifesté son enthousiasme pour les progrès à venir de l'œcuménisme en disant : « L'horizon de la pleine unité reste ouvert devant nous. Il s'agit d'une tâche ardue mais enthousiasmante pour les chrétiens qui veulent vivre en harmonie avec la prière du Seigneur : « Que tous soient un afin que le monde croie » (Jn 17, 21). »

Le pape a salué les progrès « significatifs » dans ce domaine depuis le concile en disant : « Le Concile Vatican II nous a prédit que « ce projet sacré : la réconciliation de tous les chrétiens dans l'unité d'une seule et unique Église du Christ, dépasse les forces et les capacités humaines ». En nous confiant à la prière du Seigneur Jésus Christ, et encouragés par les pas significatifs accomplis par le mouvement œcuménique, nous invoquons avec foi l'Esprit Saint afin qu'il continue d'éclairer et de guider notre chemin ».