Il y a 750 ans, un signe de la sainteté de la parole de S. Antoine

Premier chapitre des Frères conventuels du nord de lItalie

Rome, (Zenit.org) | 666 clics

Le 8 avril 1263, la précieuse relique de la langue de saint Antoine de Padoue - ou de Lisbonne - était retrouvée, en parfait état de conservation : au cours de la première reconnaissance des restes mortels du saint, parmi les cendres de son corps, les frères trouvèrent avec stupeur, encore intacte, la langue de celui qui avait si bien prêché l’Évangile et parlé de Dieu à son peuple.

Depuis 750 ans, la « Langue du saint », comme l’appelle les habitants de Padoue, est vénérée comme l’un des signes les plus précieux de la parole éloquente et miraculeuse de frère Antoine, conservée dans la basilique, symbole de la ville de Padoue. Environ cinquante religieux, animés par le recteur, le P. Enzo Poiana, sont au service de l’édifice.

Il y a déjà sept siècles et demi, un autre Général de l’Ordre, saint Bonaventure de Bagnoregio, était présent lors de la découverte de l’extraordinaire relique de la langue du « saint aux miracles ».

Depuis, des millions de pèlerins du monde entier ont défilé dans la Chapelle du trésor pour admirer, parmi les précieux reliquaires, la sainte langue contenue dans le coffret gothique flamboyant en argent doré, chef-d’œuvre du quinzième siècle de Giuliano de Florence.

Comme il s’agit d’une partie anatomique très fragile, parmi les premières à se décomposer après la mort, la conservation de cette relique constitue un fait d’autant plus inexplicable, unique dans l’histoire et chargé de signification religieuse, signe efficace de l’efficacité de la ré-évangélisation de la société opérée par saint Antoine.

L'anniversaire de cette année marque, en outre, un nouveau départ pour les franciscains et confrères du saint. En effet, les provinces religieuses de Bologne et de Padoue, l’une et l’autre vouées depuis toujours au docteur évangélique, s’unissent pour former une unique circonscription qui comprend tout le nord de l’Italie.

Les frères, rassemblés en chapitre à Camposampiero, ont inauguré en cette fête du 8 avril, à 18h, la nouvelle « Province italienne de saint Antoine de Padoue des frères mineurs conventuels », en célébrant une messe solennelle dans la basilique ; elle était présidée par le supérieur général de l’ordre franciscain, frère Marco Tasca, originaire de Sant’Angelo di Piove di Sacco. Les chants de la célébration ont été interprétés par la Chapelle musicale de la basilique pontificale.

Dans la semaine du 7 au 14 avril, les frères conventuels du nord de l’Italie poursuivront dans le couvent de Camposampiero leur assemblée capitulaire, au cours de laquelle ils auront la charge d’élire le Ministre provincial, c’est-à-dire leur confrère appelé à guider la portion de l’Ordre franciscain dont saint Antoine fut lui-même le chef entre 1227 et 1230.

D’autres indications et nouvelles sont disponibles sur le site officiel de la Province italienne de saint Antoine des frères mineurs conventuels ou sur le site de la basilique pontificale de saint Antoine de Padoue.

Traduction d'Hélène Ginabat