Inde: dialogue interreligieux et interculturel à  New Delhi

Pour "une image objective de l'autre"

Rome, (Zenit.org) | 500 clics

L'Inde accueille un atelier du Centre international pour le dialogue interreligieux et culturel « King Abdullah Bin Abdulaziz » ("Kaiciid"), au service du dialogue interreligieux, pour apprendre à « donner une image objective de l'autre ».

Un nouvel atelier de travail a en effet été lancé à l’hôtel Kempinski de New Delhi, sous les auspices du Kaiciid, hier, 16 septembre 2013.

Cet atelier fait partie d’un programme de trois ans intitulé « L’image de l’autre », et dont le but est d’apprendre à donner une image objective d’autrui. L’année 2013 se focalise sur l’éducation, 2014 sera consacrée aux médias et 2015 à Internet, indique Radio Vatican.

Les deux premiers ateliers ont eu lieu en Europe – le 22 mai à Vienne – et en Afrique – le 26 août au siège de l’Union africaine. Une conférence générale devrait se tenir à Vienne les 18 et 19 novembre.

Le Kaiciid a été fondé par l’Arabie Saoudite, l’Espagne et l’Autriche, avec le Saint-Siège en tant qu’organisme observateur et fondateur, le 26 novembre dernier (cf. Zenit du 5 novembre 2012).

Le cardinal Jean-Louis Tauran, président du Conseil pontifical pour le dialogue interreligieux, était présent lors de son inauguration (cf. Zenit du 26 novembre 2013).

Il a alors souligné que le Kaiciid était « observé : tout le monde en attend honnêteté, vision et crédibilité ». D’où l’importance de travailler « dans un esprit de fraternité et d’amitié ».

Pour le Saint-Siège, le centre représente « une autre occasion de dialoguer ouvertement sur tant de sujets, y compris ceux concernant les droits fondamentaux de l’Homme, en particulier la liberté religieuse dans tous ses aspects, pour chacun, pour chaque communauté, partout », a expliqué le cardinal français.

Le cardinal Tauran a également exprimé la préoccupation du Saint-Siège pour « le sort des communautés chrétiennes dans des pays où une telle liberté n’est pas suffisamment garantie ».

Le P. Federico Lombardi, directeur de la salle de presse du Saint-Siège, a précisé que ce Centre n’était pas une institution saoudienne mais une organisation internationale indépendante, reconnue par les Nations Unies, un espace de dialogue où le Saint-Siège espèrait pouvoir mettre ultérieurement à profit son expérience dans ce domaine.