Infirmière allemande pendant la guerre

Et la guérison d'une de ses soeurs

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 602 clics

Le martyrologe romain fait aujourd'hui mémoire de la bienheureuse Emma Üffing, vierge (1914-1955), qui prendra en religion le nom de sœur Marie Euthyme.

Elle est née en Allemagne du Nord, à Halverde dans une famille chrétienne fervente qui compta dix enfants.

Elle était fragile et une  maladie retarda son développement, mais sans l'empêcher d'aider ses frères et sœurs: tout le monde pouvait compter sur elle.

C'est à l'hôpital Sainte-Anne à Hopsten qu'elle a fit la connaissance des sœurs de la Miséricorde de Münster, en 1931. La mère supérieure, Euthymia Linnenkämper fut impressionnée de sa grande volonté de servir son prochain.

A 20 ans, avec l'accord de sa mère, elle fut acceptée dans la congrégation. Le 23 juillet 1934, elle devint l'une des quarante-sept postulantes.

Plus de deux ans après, le 11 octobre 1936, elle écrit à sa mère: «J'ai trouvé ce que mon esprit cherchait, je ne le lâcherai pas» (cf. Ct 3, 4). En 1936, elle est transférée à l'Hôpital Vinzenz à Dinslaken.

Après trois ans de pratique, Sœur Euthyme obtient son diplôme d'infirmière avec distinction. Mais la guerre a éclaté. L'urgence rend la tâche difficile. En 1943, Soeur Euthyme est chargée des soins aux prisonniers de guerre et aux travailleurs immigrés d'Angleterre, de France, de Russie, de Pologne et d'Ukraine.

Le P. Emile Eche, prêtre français, prisonnier à Dinslaken atteste: «Sa complicité avec les malades venait du cœur, en leur donnant beaucoup d'amour». Et encore: «La vie de Sœur Euthyme était comme une chanson d'espoir au milieu de la guerre».

Un jour, elle s'aperçoit que les prisonniers souffrent la faim et se nourrissent de restes trouvés dans les poubelles. Elle leur prépare alors des petits pains au beurre, qu'elle place sur les poubelles pour qu'ils les trouvent.

Transférée, après la guerre, à un travail à la buanderie des infirmières, elle l'accepte de bon coeur. Mais le cancer la ronge et l'emporte, le 9 septembre 1955.

Le miracle retenu pour sa béatification est la guérison totale et définitive d’une de ses consœurs, dont la main était restée bloquée dans une repasseuse et avait subi de profondes brûlures et de graves contusions. Les religieuses avaient invoqué l'intercession de soeur Marie Euthyme.