Intention missionnaire : « Contribuer économiquement à l’œuvre missionnaire »

Commentaire par Mgr Sarah

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ROME, Vendredi 30 septembre 2005 (ZENIT.org) – « Pour que, à leur engagement fondamental dans la prière, les fidèles unissent l’effort de contribuer aussi économiquement à l’œuvre missionnaire » : Mgr Robert Sarah, secrétaire de la congrégation pour l’Evangélisation des Peuples commente pour l’agence vaticane Fides cette intention de prière missionnaire du pape Benoît XVI pour le mois d’octobre.



Incorporés au Christ, par le baptême, les fidèles chrétiens deviennent fils de Dieu et membres du Corps du Christ qu’est l’Eglise. Ils sont ainsi directement concernés par le mandat missionnaire que l’Eglise a reçu de son Seigneur: « allez donc, enseignez toutes les nations, baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » (Mt 28, 19). Ayant reçu la force du Saint-Esprit, et agissant sous son impulsion, ils sont appelés à être les témoins du Christ au milieu de leurs familles, de leurs quartiers, leurs paroisses, leurs pays, jusqu’aux extrémités de la terre (Act 1, 8). Le baptême les configure au Christ et leur donne de participer à sa ! mission évangélisatrice qui est la mission même de l’Eglise. Cette mission consiste fondamentalement à professer devant les hommes la foi que par l’Eglise ils ont reçue de Dieu et à participer personnellement à l’activité apostolique et missionnaire du Peuple de Dieu (cf. C.E.C. 1270).

La participation à l’activité missionnaire de l’Eglise se fait avant tout par les moyens spirituels, notamment la prière, les sacrifices, l’effort quotidien pour « mener une vie digne de l’évangile du Christ » (cf. Ph 1, 27) et l’orientation de notre vie vers la sainteté. A ces moyens spirituels, il convient cependant de joindre soutien matériel réel et concret, car, immergée dans les réalités terrestres, l’Eglise a aussi besoin de moyens matériels pour accomplir adéquatement sa mission. C’est pourquoi il est capital de souligner ici l’importance des Œuvres Pontificales Missionnaires qui, à travers la collecte des subsides au profit de la Mission, permettent à l’Eglise de faire face aux nécessités matérielles et financières inhérentes à sa mission évangélisatrice, surtout dans les pays des jeunes Eglises d’Afrique, d’Asie, d’Océanie et d’Amérique latine, souvent marqués par la pauvreté matérielle et la fragilité politique.

La contribution économique à l’œuvre missionnaire fait donc partie intégrante du devoir de témoignage qui incombe à chaque chrétien en vertu de son engagement baptismal. A l’exemple des premiers chrétiens qui, mus par la foi au Ressuscité et conscients d’être membres d’un même Corps, vendaient leurs terres et leurs biens et en partageaient le prix entre tous d’après le besoin de chacun (cf. Act 2, 42), les chrétiens d’aujourd’hui sont invités à avoir le même élan du cœur et la même générosité pour donner à l’Eglise, même de leur pauvreté et indigence, ce dont elle a besoin pour répondre à sa vocation missionnaire.

En ce mois du Rosaire et à la fin de cette Année eucharistique, puissions-nous avoir la même foi, le même amour et la même disponibilité que la Vierge Marie pour accueillir le Verbe de Vie et le partager avec tous nos frères et sœurs qui cherchent le salut qui vient de Dieu.

+ Robert Sarah