Irak : "le pape souhaite être parmi les pauvres"

Le card. Filoni chargé de redonner confiance aux chrétiens

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 632 clics

Le pape François « aurait souhaité être là-bas, parmi les plus démunis », affirme le cardinal Fernando Filoni, envoyé personnel du pape en Irak, en partance ce 12 août 2014 pour une mission dans le pays.

A la veille de son départ, le cardinal a été reçu par le pape François, dimanche 10 août, à la Maison Sainte-Marthe : « La sollicitude du pape était vraiment très perceptible, parce que le Saint-Père aurait probablement souhaité être là-bas, parmi ces pauvres gens », confie-t-il au Centre de télévision du Vatican (CTV).

Le cardinal aura donc pour tâche de « manifester cette affection, cet amour profond qu’il a pour ces pauvres de notre temps ». Sa mission consistera à « les encourager, leur donner confiance, leur apporter une aide spirituelle, morale et psychologique ».

Elle concernera plus spécialement les Irakiens chrétiens : « après toutes ces difficultés, les chrétiens risquent de ne plus penser que ce pays est encore le leur ». Il s'agit de leur dire qu’« il y a un avenir pour eux... il faut qu’ils gardent confiance en eux-mêmes et dans les relations qu’ils peuvent établir avec les autres. Le pape est bien conscient de tout cela ».

L'envoyé du pape rencontrera et sensibilisera également les autorités à Bagdad, « en leur recommandant le bien de ces populations », afin de permettre « à ces chrétiens de se sentir à l’aise, d’avoir un avenir, d’être en sécurité ». Il rappelle que l’Église universelle « n'abandonne pas » les Irakiens chrétiens, qu’elle les considère« précieux sur cette terre ».

« Traditionnellement, l’Irak est un pays accueillant, où, historiquement, pendant des centaines et des centaines d’années, les minorités et les majorités ont cohabité. Et ce serait vraiment dommage, aujourd’hui, de perdre cette richesse », souligne le cardinal Filoni, qui a été nonce en Irak (2001-2006) pendant la troisième guerre du Golfe.

La mission sera aussi l’occasion de « remercier tous – autorités, organisations ecclésiastiques ou non ecclésiastiques – pour ce qu’ils font en faveur de cette population », et « d'étudier la façon d'aider concrètement dans cette situation et dans un avenir proche ».

Avec une traduction de Constance Roques