Irak : libération des religieuses et des jeunes enlevés à Mossoul

La prière des otages et des parlementaires

Rome, (Zenit.org) Anita Bourdin | 468 clics

Les deux religieuses et les trois jeunes chaldéens – deux jeunes filles et un jeune homme – enlevés le 28 juin à Mossoul par des miliciens du prétendu « Etat islamique » - ont été libérés, annonce le Patriarcat chaldéen de Bagdad. Le patriarche a écrit une lettre aux parlementaires pour les inviter à prier pour la nation.

« Sœur Atur, Sœur Miskinta et les trois jeunes vont bien et leur remise en liberté représente pour tous un signe d’espérance », indique à l’agence vaticane Fides le Patriarche de Babylone des chaldéens, Louis Raphaël Ier Sako.

Les cinq anciens otages ont pu quitter Mossoul et ils ont rejoint en taxi la ville de Dohuk, au Kurdistan. Le patriarche ajoute qu’aucune rançon n’a été versée pour leur remise en liberté.


Le patriarche confie ces détails sur la prière des otages pendant leur détention: « Les religieuses et les jeunes étaient détenus dans une maison. La nourriture leur était assurée et ils n’ont pas été maltraités. Au cours de ces journées, ils ont beaucoup prié. Ils ont récité les laudes, les vêpres et de nombreux chapelets pour leur libération et la paix en Irak. Nous avons appris également que, dans les conversations avec ceux qui les avaient arrêtés, les religieuses répondaient avec sérénité et courage à toutes les questions posées, donnant raison de leur espérance ».

Les miliciens avaient mis à sac le foyer pour orphelins géré par les religieuses. Ils ont conservé la voiture à bord de laquelle voyageaient les religieuses quand elles ont été enlevées avec les jeunes.


L’offensive des insurgés sunnites a débuté le 9 juin dernier. Devant leur avancée, les religieuses et les jeunes avaient quitté Mossoul pour tenter de se réfugier à Dohuk.

Par ailleurs, le patriarche Sako, a adressé aux parlementaires irakiens une lettre dans laquelle il demande aux forces politiques de prendre conscience du fait que le pays sombre dans le chaos et que le temps presse.

Il dit unir son « humble voix de responsable chrétien » à celles des chefs religieux musulmans chiites et sunnites afin de demander « d’accélérer les élections des trois présidences et de sauver le pays des dangers de l’anarchie et de la désagrégation ».


Il propose aux membres du Parlement le texte d’une prière, brève et intense, à lire au début de leurs réunions: « Dieu, aide-nous afin que nous puissions dialoguer entre nous et nous comprendre les uns les autres de façon à éliminer les équivoques entre nous, loin de toute restriction et de tout sectarisme. Dieu, aide-nous à diffuser la paix et la tranquillité dans notre peuple, afin que l’Irak puisse sortir victorieux de tous ses problèmes. Amen ».