Iraq: La Secrétairerie d'Etat souhaite que les opérations militaires cessent vite

Déclaration exceptionnelle

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CITE DU VATICAN, Jeudi 10 avril 2003 (ZENIT.org) - La Secrétairerie d'Etat souhaite que les opérations militaires cessent au plus tôt en Iraq et offre la disponibilité des structures de l'Eglise pour aider à la distribution équitable des secours humanitaires.



La guerre en Iraq continue d'occuper une place de premier plan dans les préoccupations du Saint Siège souligne aujourd'hui Radio Vatican. La preuve en est cette déclaration exceptionnelle: elle vient de la Secrétairerie d'Etat, dirigée par le cardinal Angelo Sodano.

"Face aux récents développements de la situation à Bagdad, qui constituent un tournant dans le conflit iraquien et une opportunité pour l'avenir du pays, la Secrétairerie d'Etat espère que les opérations militaires encore en cours puissent cesser au plus tôt, afin d'épargner la vie de civils comme de soldats, et des souffrances supplémentaires à la population", affirme une déclaration publiée ce matin par la salle de presse du Saint-Siège.

A propos de l'avenir du pays, la Secrétairerie d'Etat rappelle la disponibilité de l'Eglise au service de la population, en particulier pour la distribution des secours: "On entrevoit désormais une reconstruction matérielle, politique et sociale de l'Iraq, et l'Eglise catholique se déclare prête à apporter son concours, grâce à ses institutions socio-caritatives. D'autre part, les diocèses d'Iraq sont prêts à offrir leurs structures pour faciliter une juste distribution de l'aide humanitaire".

Mais c'est de l'avenir de tout le Moyen Orient que se préoccupe aussi le Saint-Siège: "Une fois de plus, la Secrétairerie d'Etat espère qu'après l'arrêt des combats les Iraquiens et la Communauté internationale sauront saisir l'enjeu qu'impose la situation, c'est-à-dire faire naître définitivement une ère de paix au Moyen-Orient".

On se souvient que le Vatican et le pape Jean-Paul II ont déploré que la crise iraquienne débouche sur l'usage de la force des armes et non sur celle du droit et de la négociation. Il a d'autre part toujours mis en avant les conséquences graves pour la population et pour la stabilité dans la région.

Par cette déclaration, le Saint-Siège rappelle cette voie de la négociation pour l'établissement durable de la paix dans la région.