Israël et Palestine : ne ménager aucun effort pour les négociations

Appel de Mgr Chullikatt à l'ONU

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 652 clics

Le Saint-Siège exhorte « à ne ménager aucun effort pour faciliter les négociations entre les Palestiniens et les Israéliens » afin que les deux États deviennent « viables et stables » c'est-à-dire «  indépendants et sécurisés pour leurs peuples ».

Il plaide aussi pour assurer « l'accès permanent, juste et libre aux lieux saints pour les fidèles de toutes les religions et nationalités » dans Jérusalem.

Mgr Francis A. Chullikatt, observateur permanent du Saint-Siège à l'ONU de New York, est intervenu lors de la première commission de la 68e Assemblée générale sur « l'Office de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA) », le 7 novembre 2013.

L’Église catholique « partage les mêmes dures réalités sur le terrain » que l'UNRWA, rappelle-t-il : « travaillant avec les généreux organismes donateurs du Royaume-Uni, d'Allemagne, du Japon, d'Espagne, des Pays-Bas, d'Irlande et d'autres pays, le Saint-Siège fournit l'éducation, les soins de santé et les services sociaux à la population, ainsi que des centres de réadaptation pour les personnes blessées dans les conflits ».

Il offre cela « sur la base des besoins, et non des croyances, à toutes les victimes de l'instabilité politique, économique et sociale de la région », insiste Mgr Chullikatt.

Mais les préoccupations du Saint-Siège « vont au-delà de ces services de base », poursuit-il, déplorant « la diminution constante de la présence des communautés chrétiennes traditionnelles dans le berceau même du christianisme ».

Les charges financières pour fournir des services aux réfugiés, « sans-abri, sans emploi et sans défense » constituent « un problème croissant » alors que les pays donateurs « luttent avec la dette et des taux élevés de chômage ».

Dans ce contexte, le Saint-Siège se réjouit de la reprise du processus de paix entre Israéliens et Palestinien car une paix « créerait des possibilités d'investissement économique plutôt que de surcharger les les pays donateurs et les agences humanitaires ».

Mgr Chullikatt exhorte « à ne ménager aucun effort pour faciliter les négociations entre les Palestiniens et les Israéliens » afin « d'obtenir par la négociation et le compromis raisonnable, deux États viables et stables » c'est-à-dire « des États indépendants et sécurisés pour leurs peuples ».

Pour le Saint-Siège, une « solution durable » doit inclure « le statut de la ville sainte, Jérusalem ». Il soutient fermement « des dispositions de garantie internationale visant à assurer la liberté de religion et de conscience de ses habitants », leur « droit légitime à la propriété » ainsi que « l'accès permanent, juste et libre aux lieux saints pour les fidèles de toutes les religions et nationalités ».

Invitant à entendre « les cris humanitaires de ces populations de réfugiés » Mgr Chullikatt souhaite que « le rétablissement de la paix remplace la logique futile et la violence et la guerre » en « n'abandonnant jamais l'espoir que la paix, tellement nécessaire et désirée, finisse par naître dans cette terre si sacrée pour beaucoup ».

L'archevêque espère également que la conférence de paix sur la Syrie qui se tiendra à Genève apportera « un nouvel allègement de la souffrance des populations de réfugiés palestiniens ».