Israël-Saint-Siège : l'accord ne concernera pas les territoires palestiniens

Les tractations juridiques et financières se poursuivent

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ROME, mercredi 13 juin 2012 (ZENIT.org) – Les tractations entre Israël et le Saint-Siège enregistrent à nouveau des progrès positifs » mais n’ont pas encore abouti. Et elles ne concernent pas les territoires palestiniens : la position du Saint-Siège à ce sujet n’a pas changé.

La Commission bilatérale, chargée de trouver un accord juridique et financier sur le statut fiscal de l’Eglise catholique en Israël et les propriétés ecclésiastiques en Terre Sainte, s’est en effet réunie ce 12 juin au Vatican.

Les tractations visent à la mise en application de « l’Accord fondamental » de décembre 1993.

La même source indique « un climat constructif et de réflexion ». La commission a salué « le service exemplaire rendu par le nonce apostolique en Israël », Mgr Antonio Franco, et par « l’ambassadeur d’Israël près le Saint-Siège, Mordechay Lewy », dont les missions s’achèvent.

La prochaine assemblée plénière de la Commission est fixée au 6 décembre prochain au ministère israélien des Affaires étrangères.

La délégation Vaticane était présidée par Mgr Ettore Balestrero, sous-secrétaire du Saint-Siège pour les relations avec les Etats.

Mgr Balestrero a démenti, au micro de Radio Vatican, que le Saint-Siège ait reconnu la souveraineté d’Israël « sur les territoires palestiniens occupés après la guerre des six jours en 1967 et notamment Jérusalem-Est, annexée illégalement au regard du droit international ».

Il a précisé que des questions restaient encore à résoudre avant la conclusion des négociations et que « l’accord en question concerne la vie, les activités et le régime fiscal de l’Eglise catholique en Israël et pas les différends territoriaux : la question de Jérusalem-Est, notamment, n’est pas à l’ordre du jour ».

« Il est vrai que dans le passé on avait eu l’idée d’inclure dans ces tractations une liste de propriétés individuelles appartenant au Saint-Siège et à des institutions de l’Eglise catholique en Terre Sainte et il est vrai que certaines de ces propriétés sont situées à Jérusalem-Est ou dans des zones occupées en 1967. Mais ce projet a été abandonné il y a longtemps. Il est donc faux d’affirmer qu’en signant cet accord le Saint-Siège violerait la IV° convention de Genève pour la protection des civils en temps de guerre ».

« En clair, conclut Mgr Balestrero, la position du Saint-Siège n’a pas changé et sera réaffirmée dans un accord global avec l’OLP en cours d’élaboration. Le Saint-Siège réclame pour Jérusalem un statut spécial, internationalement garanti et déclare moralement et juridiquement inacceptable toute décision et action unilatérale qui modifie son caractère spécifique et son statut ».

L’assemblée des ordinaires latins de Terre Sainte a réagi pour calmer le jeu après les rumeurs répercutées par la presse palestinienne et israélienne (cf. Ci-dessous, « Documents »)