Israël : Voeux du pape pour une paix juste avec les Palestiniens

M. Mordechay Lewy, nouvel ambassadeur près le Saint-Siège

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ROME, Lundi 12 mai 2008 (ZENIT.org) - Le pape Benoît XVI a exprimé à Israël ses vœux pour une « paix juste » avec le peuple palestinien.

Le pape areçu ce matin en audience au Vatican le nouvel ambassadeur d'Israël près le Saint-Siège, M. Mordechay Lewy, qui lui présentait ses lettres de créance, à la veille de la célébration, le 14 mai, du 60e anniversaire de la fondation de l'Etat d'Israël.

« Sécurité pour Israël, liberté pour les Palestiniens », a titré pour sa part L'Osservatore Romano des 12-13 mai 2008 en italien.

Benoît XVI a exprimé son action de grâce « parce que les aspirations du peuple juif d'avoir une maison sur la terre de ses pères ont été réalisées », mais en même temps, le pape a dit son espérance que la « joie » sera encore plus grande lorsque « une paix juste résoudra finalement le conflit avec les Palestiniens ».

Le pape a également rappelé que les relations diplomatiques avec le Saint-Siège ont été établies il y a quinze ans, et il a exprimé le désir de développer davantage « le respect croissant, l'estime et la collaboration ».

Pour le pape, l'héritage judéo-chrétien devrait conduire à promouvoir « de nombreuses formes d'action sociale et humanitaire dans le monde, en combattant notamment toutes formes de discrimination raciale ».

« Le Saint-Siège, a déclaré Benoît XVI, reconnaît la nécessité légitime de la sécurité et de l'autodéfense d'Israël », et il « condamne fortement toutes les formes d'antisémitisme ».

En même temps, le Saint-Siège, disait-il, « considère que tous les peuples ont le droit d'avoir des opportunités égales de prospérer ».

Il a donc lancé un appel urgent au gouvernement israélien « à faire tous les efforts possibles pour soulager les privations souffertes par la communauté palestinienne, en lui accordant la liberté nécessaire pour s'occuper de ses affaires légitimes, y compris de voyager vers les lieux de culte, de façon à ce qu'elle puisse jouir elle aussi d'une paix et d'une sécurité plus grandes ».

« Clairement, ces sujets peuvent être affrontés seulement à l'intérieur d'un contexte plus vaste du processus de paix au Moyen Orient », a fait remarquer le pape.

Benoît XVI a donc dit souhaiter que « les espérances et les attentes nées au sommet d'Annapolis ne soient pas déçues ».

Lorsque les peuples de Terre sainte vivront en paix, dans deux Etats indépendants et souverains, a fait observer le pape, « le bénéfice pour la paix mondiale sera inestimable, et Israël sera vraiment la ‘lumière des nations', (Is 42, 6), un exemple lumineux de résolution de conflit que le reste du monde sera invité à suivre ».

Pour ce qui est des chrétiens, le pape a également mentionné « le déclin alarmant de la population chrétienne » qui émigre du Moyen Orient.

Il a recommandé au gouvernement d'Israël d'intervenir pour résoudre aussi « les incertitudes continues » dont souffrent les chrétiens, « quant à leurs droits et statuts légaux, spécialement pour ce qui concerne les visas pour le personnel ecclésiastique ».

Benoît XVI a dit espérer une « conclusion satisfaisante » des négociations sur les questions économiques et fiscales en cours avec le Saint-Siège ».

« C'est seulement lorsque ces difficultés seront surmontées que l'Eglise sera en mesure de mener librement sa mission religieuse, éducatrice, morale et caritative sur la terre où elle est née », a conclu le pape.

Anita S. Bourdin