Italie : béatification du journaliste Odoardo Focherini

Le pape rend hommage à ce "témoin de l'Evangile de la Vie"

Rome, (Zenit.org) Anne Kurian | 620 clics

Le pape rend hommage au bienheureux laïc italien Odoardo Focherini, béatifié hier, samedi 15 juin 2013, à Carpi.

Odoardo Focherini a été un « témoin de l’Evangile de la Vie », a-t-il déclaré ce matin, lors de l’angélus qu’il a présidé place Saint-Pierre, en conclusion de la messe pour la Journée « Evangelium Vitae », ce 16 juin 2013.

« Au terme de cette Eucharistie dédiée à l’Evangile de la Vie, je suis heureux de rappeler qu’hier, à Carpi, Odoardo Focherini, époux et père de sept enfants, journaliste, a été béatifié », a annoncé le pape.

« Capturé et incarcéré en haine de sa foi catholique, il est mort dans le camp de concentration de Hersbruck en 1944, à 37 ans. Il a sauvé de nombreux juifs de la persécution nazie », a-t-il rappelé, en concluant : « Avec l’Eglise qui est à Carpi, rendons grâce à Dieu pour ce témoin de l’Evangile de la Vie ».

La cérémonie de béatification a été présidée par le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, qui représentait le pape. « Le bienheureux Odoardo n’a pas hésité à faire passer en premier le bien de ses frères en offrant sa propre vie », a souligné le cardinal.

Durant la seconde guerre mondiale, Odoardo Focherini a sauvé 105 juifs de déportation. Le 11 mars 1944, il fut arrêté et déporté en Allemagne, dans le camp de Hersbruck, où il mourut le 27 décembre de la même année (cf. Zenit du 7 novembre 2012).

Pour le cardinal, Odoardo Focherini est un modèle de charité, ayant vécu la fidélité à son identité baptismale et au « code humain et divin fondamental du Décalogue », jusqu’à accepter « l’humiliation et la souffrance des camps de concentration ».

Odoardo Focherini  a été proclamé Juste parmi les Nations en 1969. Selon Radio Vatican, le président de l’Union des communautés hébraïques italiennes était présent pour la cérémonie de béatification.

Le cardinal a conclu en donnant le témoignage d’une femme juive de Ferrara, qui a eu la force de survivre grâce aux paroles du bienheureux : « J’aurais déjà fait mon devoir si je pensais seulement à mes sept enfants, mais je sens que je ne peux pas vous abandonner, que Dieu ne me le permet pas ».