Italie: Benoît XVI plaide pour les plus faibles, victimes de la pauvreté

3e anniversaire de la visite de Jean-Paul II

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ROME, Lundi 14 Novembre 2005 (ZENIT.org) – Le pape Benoît XVI invite les parlementaires italiens à manifester leur “sollicitude pour les plus faibles, et pour les pauvretés anciennes et nouvelles”, il encourage une conception “sereine” des relations entre l’Eglise et l’Etat : L’Eglise, répète-t-il, « n’entend pas revendiquer de privilège pour elle-même ».



Une plaque commémorative a été découverte ce matin à 11 h, au siège du Parlement italien, le palais de Montecitorio, en présence du président Carlo Azeglio Ciampi, à l’occasion du IIIe anniversaire de la visite de Jean-Paul II.

Mgr Leonardo Sandri, substitut de la Secrétairerie d’Etat a lu le message de Benoît XVI au président du Parlement, M. Pierferdinando Casini – en date du 18 octobre – et, en présence du vicaire du pape pour Rome, le cardinal Camillo Ruini

Le 14 novembre 2002 en effet, Jean-Paul II s’était rendu à Montecitorio, et s’était adressé aux deux Chambres du Parlement, réunis en session conjointe, en présence du Chef de l’Etat.

Benoît XVI évoque cette « visite historique », fruit d’une « vision sereine des relations entre l’Eglise et l’Etat, dans la conscience des « impulsions hautement positives » que l’Eglise et la Nation italienne ont tiré au cours du temps ».

« L’accueil ému et chaleureux qui lui a été réservé ainsi qu’au discours mémorable qu’il a prononcé à cette occasion, souligne Benoît XVI, constitue la contribution la plus solennelle d’estime que les représentants du Peuple italien aient conférée à ce grand pontife. J’ai également appris avec un grand plaisir, Monsieur le président, que l’événement sera commémoré par une plaque placée dans la même salle, à l’occasion de son troisième anniversaire, et je suis heureux de vous assurer de ma participation spirituelle pour cette occasion ».

Benoît XVI précise: « En effet, la visite de mon bien aimé prédécesseur au Parlement italien n’avait pas de précédent, et a pu se réaliser grâce à l’affirmation d’une vision sereine des relations entre l’Eglise et l’Etat, avec cette conscience – que le pontife a mentionnée – des « impulsions hautement positives » que l’Eglise et la Nation italienne en ont tiré au cours du temps (n. 2: cf. Enseignements de Jean-Paul II, XXV, 2 [2002], 713) ».

« En un si heureux anniversaire, il ne me reste donc qu’à souhaiter que cet esprit de collaboration sincère et loyale, s’approfondisse toujours davantage. En vous assurant de l’engagement constant du Saint-Siège dans ce sens, je voudrais répéter une fois encore que l’Eglise, en Italie et dans tout pays, ainsi que dans les différents contextes internationaux, n’entend pas revendiquer de privilège pour elle-même, mais seulement avoir la possibilité de remplir sa mission, dans le respect de la légitime laïcité de l’Etat. Du reste, bien entendu, celle-ci n’est pas en contradiction avec le message chrétien mais plutôt, elle en est débitrice, comme le savent bien les experts en histoire des civilisations ».

« J’ai confiance, ajoute le pape, que les illustres membres du Parlement italien continueront à l’avenir aussi à honorer la mémoire du regretté pape Jean-Paul II, en s’inspirant effectivement de ses enseignements, en promouvant la formation de la personne humaine, la culture, la famille, l’école, un emploi plénier et digne, avec une attention pleine de sollicitude pour les plus faibles, et pour les pauvretés anciennes et nouvelles ».

Enfin, Benoît XVI cite le discours de Jean-Paul II en 2002: « Une Italie qui a confiance en elle-même, et cohérente intérieurement, constitue une grande richesse pour les autres Nations d’Europe et du monde » (ibid., n. 9: Op. cit., 717).

« Une telle cohésion suppose, ajoute Benoît XVI, un centre, un noyau de sens et de valeurs, autour duquel puissent converger les différentes positions idéologiques et politiques ».

« Ce centre, reprend le pape, ne peut être que la personne humaine, avec les valeurs inhérentes à sa dignité individuelle et sociale, que l’Eglise, sur mandat du Christ, désire ardemment servir. Je souhaite que le Saint-Siège et l’Etat italien sachent coopérer toujours davantage à ce noble engagement ».