Italie : des chapelles dans les centres commerciaux de Rome

Un projet du diocèse

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Traduction Océane Le Gall

ROME, vendredi 7 décembre 2012 (ZENIT.org) –  Permettre aux employés et aux consommateurs de ne pas oublier la messe du dimanche, durant les courses en fin de semaine: tel est l’objectif du projet du diocèse de Rome d’installer des chapelles et des églises à l’intérieur des centres commerciaux.

Cette initiative a été annoncée par Mgr Liberio Andreatta, le vice-président de l’Œuvre romaine des pèlerinages (ORP), et  directeur du bureau du vicariat du diocèse de Rome chargé de la construction des nouveaux  lieux de culte.

Ainsi, le centre commercial Euroma 2 aura une véritable église tandis que d’autres centres plus petits auront leurs chapelles.

Mgr Andreatta a souligné l’importance de créer un espace d’évangélisation dans un lieu comme Euroma 2 autour duquel « chaque samedi et chaque dimanche gravitent 55.000 personnes ».  « Qui donnera à tous ces gens l’opportunité ces jours-là d’aller à la messe avant ou après leurs tours de travail ? », a-t-il demandé en présentant le projet.

Un travail pastoral est en cours pour ouvrir la voie à la construction de ces églises et chapelles et concrètement, il a annoncé qu’il célèbrerait une messe dans un de ces centres juste avant Noël.

Si, autrefois, le dimanche était le jour consacré au Seigneur, aujourd’hui, la pratique religieuse, même ce jour-là, est remplacée par le sport, les courses, les loisirs, il faut donc que « l’Eglise se rende là où se trouve l’homme ».

Pour Mgr Andreatta, édifier des lieux de culte dans des centres commerciaux est une forme de « contestation » aimable e polie contre la civilisation des biens de consommation. « Comment contestons-nous ? En y mettant une présence respectueuse, silencieuse, discrète et concrète », a-t-il précisé.

Il estime que, « comme pour le dialogue interreligieux, il faut qu’il y ait un dialogue avec le monde des affaires, au risque même d’entrer en désaccord avec les employeurs et avec les dirigeants de ces centres commerciaux ».

Il a rappelé  que « le message de Jésus est contre le consumérisme » mais que ce message « n’est pas un message violent mais, bien au contraire, un message de paix ».  D’expliquer alors : « le fait de me trouver dans un centre commercial ne veut pas dire que je partage tout ce qu’on y fait ».

Introduire le Saint Sacrement dans les centres commerciaux, c’est aussi apporter une réponse à la solitude  et au désespoir de l’homme d’aujourd’hui, a dit Mgr Andreatta. A une époque comme la nôtre où « les repères idéologiques, économiques et culturels se sont écroulés »  et où « la possibilité de communiquer avec les antipodes du globe est d’une facilité impressionnante », il souligne que l’homme « n’a jamais été aussi seul qu’aujourd’hui » et qu’il faut donc « remplir cette solitude ».

Des exemples existent ailleurs en Europe, et souvent depuis des décennies, comme à Bruxelles, la très fréquentée « Chapelle de la vallée », au cœur du Woluwe-Shopping Center.